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DuckDuckGo propose le Do Not Track Act, un projet de loi qui obligerait les sites
à ne pas pister les internautes qui utilisent Do Not Track

Le , par Stéphane le calme

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S’il fallait reconnaître l’une des caractéristiques des grandes régies publicitaires, c’est qu’elles se servent de plus en plus d’outils invasifs pour diffuser de la publicité ciblée. Un site ou une application unique peut contenir des dizaines de trackers, créant ainsi un profil détaillé de qui vous êtes et de ce que vous faites en ligne. Après Cambridge Analytica et d'innombrables autres scandales liés à la protection des données, le danger de l’utilisation à mauvais escient de ces profils a trouvé son illustration.

Face à tout cela, Gabriel Weinberg, PDG de DuckDuckGo, a préparé une nouvelle campagne visant à faire revivre la norme Do Not Track, un système de confidentialité mis en place pour la première fois il y a 10 ans et largement abandonné par le secteur depuis lors. Weinberg a élaboré un projet de loi intitulé The Do-Not-Track Act of 2019, qui vise à donner à cette norme la force juridique qu’elle n’a jamais eue auparavant. Selon lui, c’est le moyen le plus simple de résoudre le problème de la publicité en ligne.

« Do Not Track est une chose que vous pouvez faire et qui va vous permettre de ne pas être pisté », a avancé Weinberg. « Tout ce qui reste à faire est de lui donner des dents réglementaires ».

Weinberg voudrait donner à Do Not Track une portée juridique

Il s’agit là d’un combat de longue haleine. En effet, Weinberg n’a pas encore obtenu la signature des législateurs et des projets de loi comme celui-ci ont été bloqués au Congrès à plusieurs reprises auparavant. En tant que PDG d'un moteur de recherche respectueux de la vie privée, Weinberg a un intérêt évident à perturber l'écosystème de suivi en ligne. Mais son objectif principal dans le déploiement du projet de loi est de faire renaître l’intérêt pour une norme de confidentialité qui a été abandonnée par la plupart. Bien entendu, vous pouvez toujours configurer la plupart des navigateurs modernes sur Do Not Track, mais nombreux sont les sites Web qui ignorent ce paramètre, sans aucune idée précise de la façon de le suivre. Cependant, même si le signal a peu de valeur pratique, les recherches de Weinberg suggèrent qu’un internaute sur quatre l’envoie encore en configurant leurs navigateurs sur Do Not Track.

Pour Weinberg, c’est là que le gouvernement interviendrait. Son projet de loi instaurerait des règles strictes sur la manière de traiter les utilisateurs qui se servent de ce paramètre de désinscription au pistage, ainsi que des sanctions claires pour les sites et les réseaux de publicité qui ne respectent pas les règles. « Il faut que le gouvernement établisse ce que signifie réellement l'abandon du pistage », a martelé Weinberg.


En vertu de cette proposition de loi, tout pistage par une tierce partie serait désactivé par défaut pour tout utilisateur envoyant le signal DNT. Le suivi par une partie prenante serait également limité à « ce à quoi l'utilisateur s’attend », afin de limiter les abus provenant de services tels que Facebook, suffisamment grands pour constituer un réseau à part entière. Il y aurait également des exceptions intégrées pour les fonctions de gestion de réseau et de recherche, visant à minimiser les perturbations des nouvelles mesures.

Comment internet en est-il arrivé là ?

Si la proposition de Weinberg aboutissait, il s’agirait probablement d’une renaissance inattendue pour le standard Do Not Track. Introduit pour la première fois en 2009, l’idée de Do Not Track est simple : si vous ne souhaitez pas être suivi par des annonces en ligne, vous devriez pouvoir le dire et les sites Web doivent respecter cette préférence. Inspirée de la liste de numéros de téléphone exclus pour les télévendeurs, cette idée a rapidement été réduite à un contrat entre navigateurs et sites Web. Lorsqu'ils contactent un serveur Web pour charger un site, les navigateurs incluent désormais un extrait de code si l'utilisateur a choisi de ne pas être pisté. Si un site Web voyait ce code dans votre demande, il n’obtiendrait pas d’informations de suivi. C'était aussi simple que ça.

Le système tout entier était censé être volontaire, les utilisateurs, les navigateurs, les sites et les annonceurs optant tous pour la norme à leurs propres conditions. C'était un moyen de dissiper les effets néfastes du suivi sur le Web sans perdre autant d'argent en publicité. Comme pour la plupart des paramètres de confidentialité, il était supposé que peu de personnes activeraient la fonction Do Not Track et avoir cette option...
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Avatar de Kulvar
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 02/05/2019 à 11:07
Moi j'aimerais avoir le choix de "personnaliser" ou non ce qui m'est montré au delà de la seule publicité.
Ça peut être pénible sur YouTube par exemple de se voir proposer les 10 mêmes vidéos en suggestions tous les jours juste parce qu'une fois j'ai oublié une musique en mode "lire en boucle" pendant que j'allais faire des courses.
Ou que l'algorithme YouTube ne propose que des vidéos que j'ai déjà regarder ou du même genre et rien de nouveau.

Ce serait bien de ne pas être enfermé dans ce que l'algorithme décide et avoir le choix de se voir proposer des trucs qui pourraient ne pas nous plaire.
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Avatar de Kulvar
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/05/2019 à 15:14
Idéalement, il faudrait regrouper DNT et RGPD dans un module normé dans les navigateurs.
Ce module pourrait être adapté en fonction du pays.
Un peu comme le robots.txt ou le sitemap.xml, un fichier standardisé à la racine informerait des différents suivis.
Pour les services externes, ce fichier aurait une simple URL vers le fichier standardisé du service externe pour simplifier.
Vous utiliser uniquement Google Analytics ? Le fichier en question ferait à peine une ligne.
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/05/2019 à 13:31
c'est en hommage a la france ce graphique ?
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