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Google repousse les tests de sa technologie de tracking publicitaire FLoC au premier trimestre 2022
Ce qui va retarder son déploiement sur Chrome

Le , par Stéphane le calme

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En janvier 2020, Google a indiqué qu'il se donnait un délai de deux ans de bloquer les cookies tiers, un moyen courant pour les entreprises de suivre les internautes dans son navigateur Chrome. Le plan de Google consiste à empêcher les éditeurs de logiciels publicitaires et d'autres organisations de connecter leurs cookies de navigateur à des sites Web qu'ils n'exploitent pas :

« Après un dialogue initial avec la communauté Web, nous sommes convaincus qu'avec une itération et des commentaires continus, des mécanismes de protection de la vie privée et des normes ouvertes comme le Privacy Sandbox peuvent soutenir un Web sain et financé par la publicité d'une manière qui rendra les cookies tiers obsolètes. Une fois que ces approches auront répondu aux besoins des utilisateurs, des éditeurs et des annonceurs, et que nous aurons développé les outils pour atténuer les solutions de contournement, nous prévoyons d'éliminer progressivement la prise en charge des cookies tiers dans Chrome. Notre intention est de le faire d'ici deux ans. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls, et c'est pourquoi nous avons besoin de l'écosystème pour s'engager sur ces propositions. Nous prévoyons de commencer les premiers Origin Trials d'ici la fin de cette année, en commençant par la mesure de conversion et en poursuivant par la personnalisation.

Pour se faire, l'éditeur de Chrome a proposé Federated Learning of Cohorts (FLoC) qui fait partie du Privacy Sandbox. Les ingénieurs de Chrome ont travaillé avec le secteur à une plus large échelle, notamment avec l'organisation de normalisation Web W3C, sur des idées sur Sandbox qui ont été proposées par Google et d'autres acteurs de la technologie publicitaire. Selon Google, il est probable qu'un certain nombre de ces idées soient explorées plus en profondeur.

En quelques mots, FLoC échange le suivi des utilisateurs individuels et le fingerprinting contre une identification de groupe (cohorte) basée sur des historiques de navigation similaires des membres de ce groupe. FLoC place essentiellement les personnes dans des groupes basés sur des comportements de navigation similaires, ce qui signifie que seuls des « identifiants de cohorte » et non des identifiants d'utilisateurs individuels sont utilisés pour les cibler. L'historique Web et les entrées pour l'algorithme sont conservés sur le navigateur, le navigateur exposant uniquement une « cohorte » contenant des milliers de personnes.

« C'est une proposition », a rappelé Chetna Bindra, chef de produit du groupe pour la confiance des utilisateurs et la confidentialité chez Google, concernant les progrès de FLoC. « Ce n'est absolument pas la proposition finale ou singulière de remplacer les cookies tiers... Il n'y aura pas une API finale que nous allons explorer plus en profondeur, ce sera une collection d'entre ces API qui permettent des choses comme la publicité basée sur les intérêts, ainsi que pour les cas d'utilisation de mesure, où il est essentiel de pouvoir garantir que les annonceurs peuvent mesurer l'efficacité de leurs annonces ».


Mais sa solution n'a pas été bien accueillie

Paul Bannister, directeur de la stratégie chez CafeMedia, a avancé qu'il y avait une certaine crainte que ces types d'actions puissent profiter aux « jardins clos » d'entreprises comme Facebook, et s'éloigner de la publicité sur le Web ouvert.

FLoC de Google n'est, bien sûr, applicable qu'à son propre navigateur Chrome, mais il a apparemment également des traces dans le moteur open source Chromium utilisé par Brave, Vivaldi, Microsoft Edge et de nombreux autres navigateurs plus petits. Pour cette raison, Brave et Vivaldi ont publié des billets de blog plutôt cinglants sur FLoC et ont promis de le bloquer sous n'importe quelle forme. Brave bloquera également l'interaction FLoC pour les utilisateurs de Chrome visitant son site Web.

Du point de vue de Brave, l'idée de créer une liste globale de « catégories sensibles » est illogique et immorale. La question de savoir si un comportement est « sensible » varie énormément d'une personne à l'autre. La mère d'une personne ne trouve peut-être pas son intérêt pour les « vêtements pour femmes » comme une partie privée de son identité, mais son père pourrait (ou non ! Mais, de toute évidence, Google n'est pas la partie appropriée pour faire ce choix). De même, un adulte qui attend un enfant avec bonheur peut ne pas trouver son intérêt pour les « articles pour bébés » particulièrement sensible, mais un adolescent effrayé et nerveux le pourrait. Plus largement, les intérêts qui sont banals pour une personne, peuvent être sensibles, privés ou même dangereux pour une autre personne.


Opera a fourni le commentaire suivant : « Comme vous le savez probablement, Opera a une longue histoire d'introduction de fonctionnalités de confidentialité qui profitent à nos utilisateurs: c'était le premier grand navigateur à introduire le blocage des publicités intégré, le VPN du navigateur et d'autres fonctionnalités centrées sur la confidentialité. L'importance est maintenant la fin des cookies tiers, ce qui réduira la quantité de suivi intersites Web sur le Web. Alors que nous et d'autres navigateurs discutons de nouvelles et meilleures alternatives publicitaires préservant la confidentialité aux cookies, y compris FloC, nous ne prévoyons actuellement pas d'activer de telles fonctionnalités dans les navigateurs Opera dans leur forme actuelle. De manière générale, nous pensons cependant qu’il est trop tôt pour dire dans quelle direction le marché évoluera ou ce que feront les principaux navigateurs. »

DuckDuckGo n'est pas considéré comme un navigateur, mais il propose des navigateurs internet pour iOS et Android. Sur desktop, il a déjà créé une extension de navigateur pour que d'autres navigateurs puissent le bloquer : « Nous sommes déçus que, malgré les nombreuses préoccupations exprimées publiquement concernant FLoC qui n’ont pas encore été résolues, Google impose déjà FLoC aux utilisateurs sans leur demander explicitement d’accepter. Nous sommes néanmoins déterminés et continuerons à faire notre part pour concrétiser notre vision d’élever le niveau de confiance en ligne ».

L'Electronic Frontier Foundation, qui est elle aussi contre FLoC, a même créé un site Web pour vous faire savoir si vous êtes l'un des rares utilisateurs de Chrome à avoir été inclus dans les premiers tests de Google. « FLoC est censé être un nouveau moyen de faire en sorte que votre navigateur fasse le profilage que les traceurs tiers faisaient eux-mêmes : dans ce cas, il s'agit de réduire votre activité de navigation récente en un label comportemental, puis de le partager avec les sites Web et les annonceurs. Cette technologie permettra d'éviter les risques d'atteinte à la vie privée liés aux cookies tiers, mais elle en créera de nouveaux au cours du processus. Elle peut également exacerber bon nombre des pires problèmes de non-respect de la vie privée liés aux publicités comportementales, notamment la discrimination et le ciblage prédateur », a déclaré l’EFF.

WordPress a annoncé qu'il va traiter la nouvelle technologie de suivi FLoC de Google comme un problème de sécurité et pourrait la bloquer par défaut sur les sites WordPress : « FLoC est censé être une nouvelle façon de faire en sorte que votre navigateur effectue le profilage que les traceurs tiers avaient l'habitude de faire eux-mêmes : dans ce cas, résumer votre récente activité de navigation en une étiquette comportementale, puis la partager avec les sites Web et les annonceurs. La technologie évitera les risques de confidentialité des cookies tiers, mais elle en créera de nouveaux dans le processus. Elle peut également exacerber bon nombre des pires problèmes de non-confidentialité liés aux publicités comportementales, y compris la discrimination et le ciblage prédateur ».

Google lâche un peu de lest face à la pression

Face à la réaction de l'industrie, Google a décidé de retarder la suppression de la prise en charge des cookies tiers dans Chrome. Nombreux sont les navigateurs qui bloquent désormais les cookies de suivi tiers, mais Google n'allait pas entrer dans la danse sans protéger d'abord son modèle commercial, notamment avec FLoC. Cependant, face aux réactions en chaîne, aussi bien du côté des acteurs de l'industrie que de la classe politique (par exemple l'enquête de l'UE qui vise les services ad tech de Google), Google déclare « qu'il est devenu clair que plus de temps est nécessaire dans l'ensemble de l'écosystème pour y parvenir ».

Google a affirmé avoir reçu « des commentaires substantiels » de la communauté Web après son premier essai de FLoC, et maintenant cela va prendre un peu plus de temps pour que le mécanisme soit déployé à grande échelle. Google affirme que cela va « laisser suffisamment de temps pour un débat public sur les bonnes solutions, un engagement continu avec les régulateurs et pour que les éditeurs et le secteur de la publicité effectuent la migration de leurs services ». Bien que FLoC soit le principal argument de Google pour un remplacement de cookie publicitaire de suivi des utilisateurs, il ne s'agit pas de sa seule option. La société a déclaré que « Chrome et d'autres ont fait plus de 30 propositions, et quatre de ces propositions sont disponibles dans Origin Trials ».

« Aujourd’hui, nous partageons les dernières avancées de l’initiative Privacy Sandbox, notamment les étapes entreprises en vue de la fin de l’utilisation des cookies tiers sur Chrome. Nous avons fait des progrès considérables dans le cadre de cette initiative. Toutefois, il est clair que nous avons besoin de plus de temps pour nous assurer de son bon déploiement dans l’ensemble de notre écosystème.

« L’initiative Privacy Sandbox a pour but de créer des technologies qui protègent la vie privée des utilisateurs, tout en donnant aux entreprises et aux développeurs les outils nécessaires pour bâtir des modèles économiques pérennes et garantir que le Web reste un environnement ouvert et accessible à tous. À ces fins, nous pensons qu’il revient à la communauté du Web de convenir d’un ensemble de standards ouverts visant à renforcer fondamentalement la protection des données personnelles sur Internet et à offrir aux utilisateurs plus de transparence et de contrôle sur l’utilisation de leurs données.

« Ainsi, nous devons progresser à une allure raisonnable afin de permettre la tenue de discussions publiques sur les solutions adéquates, un engagement continu avec les régulateurs, et de permettre aux éditeurs et au secteur de la publicité dans son ensemble de faire migrer leurs services. Cela est essentiel à la préservation du modèle économique de nombreux éditeurs qui publient des contenus accessibles gratuitement. Par ailleurs, en fournissant des technologies de protection de la vie privée, le secteur dans son ensemble contribue à assurer que les cookies ne seront pas remplacés par une autre forme de pistage individuel et empêche le déploiement de techniques de pistage dissimulées comme le fingerprinting.

« Nous poursuivons notre collaboration avec la communauté du web pour convenir d’approches plus respectueuses de la vie privée dans des domaines-clés comme la mesure de performance, la diffusion d’annonces et de contenus ciblés ou encore la détection de la fraude. Chrome, tout comme d’autres acteurs, a fait plus de 30 propositions, dont quatre sont désormais en phase de test. S’agissant de Chrome, notre objectif est de faire en sorte que les technologies-clés soient déployées d’ici la fin de l’année 2022, afin que la communauté des développeurs puisse démarrer leur adoption dans la foulée. Sous réserve de nos échanges avec l’Autorité de la concurrence britannique (CMA), et conformément à nos engagements relatifs à la Privacy Sandbox, Chrome pourrait déclencher le processus de fin du support aux cookies tiers sur une période de 3 mois, pour démarrer à la mi-2023, et se terminer à la fin de cette même année.

« Chaque proposition fait l’objet d’un processus de développement public, rigoureux et en plusieurs étapes, qui implique de longues discussions et des phases d’essai. Ce processus est semblable aux étapes de développement des API et des technologies du Web :
  • La discussion : les technologies et leurs prototypes font l’objet de discussions sur des forums comme GitHub ou les groupes W3C.
  • Les essais : les technologies sont rigoureusement testées dans Chrome et font l’objet de nombreux essais d’origine, accordant ainsi plus de place à la transparence et aux commentaires de bout en bout. Par exemple, nous avons reçu de nombreux retours de la communauté Web lors des essais d’origine pour la première version du FLoC (apprentissage fédéré par cohortes). Nous avons l’intention de le conclure dans les prochaines semaines et d’intégrer les suggestions avant de poursuivre le processus de test dans l’écosystème.
  • L’adoption : une fois le processus terminé, les technologies testées sont prêtes à l’emploi en situation réelle. Elles seront lancées dans Chrome puis déployées sur l’ensemble du Web.

« Nos projets pour Chrome, suite à ce processus de développement public et dans le respect de nos engagements auprès de la CMA, consistent à supprimer les cookies tiers en deux étapes :
  • 1ère étape (lancement fin 2022) : dès l’achèvement des tests et du déploiement des API de Chrome, nous annoncerons le lancement de la 1re étape. Au cours de celle-ci, les éditeurs et le secteur publicitaire se verront accorder le temps nécessaire à la migration de leurs services. Selon nos estimations, le processus devrait durer neuf mois, au cours desquels nous surveillerons rigoureusement l’adoption des API ainsi que les retours avant d’entamer la 2e étape.
  • 2e étape (lancement mi-2023) : Chrome cessera progressivement de prendre en charge les cookies tiers, avant de supprimer totalement ces derniers dans un délai de trois mois d’ici la fin de l’année 2023 ».

Google repousse les tests FLoC au premier trimestre 2022

Google a mis à jour son calendrier mensuel Privacy Sandbox qui indique que la société a repoussé les tests FLoC du quatrième trimestre 2021 (annoncé en juillet) au premier trimestre 2022. Les tests de l'API FLEDGE, la nouvelle proposition de Chrome pour aider les annonceurs à faire du reciblage publicitaire sans cookies tiers sur le Web, sont eux aussi retardés et n'auront lieu qu'à partir du premier trimestre 2022 également.

Google prévoit désormais de déployer FLoC sur les navigateurs à la fin de 2022 (le segment vert dans la feuille de route ci-dessous), puis la phase la prise en charge des cookies tiers fin 2023, sur une période de 3 mois.


La période de « Discussion », initialement prévue pour se terminer au troisième trimestre 2021, au cours de laquelle « les technologies et leurs prototypes sont discutés dans des forums tels que GitHub ou les groupes W3C », a été prolongée jusqu'à la fin du quatrième trimestre 2021. Cela a également un impact sur l'estimation de la période à laquelle les tests devraient se terminer, qui passe désormais de fin du deuxième trimestre à fin du troisième trimestre 2022.

De plus, les tests pour les API qui relèvent de la catégorie « mesurer les publicités numériques » ont également été repoussés au premier trimestre 2022.

Un retard dans les évènements indiqués plus haut pourrait pousser la mise en œuvre du FloC jusqu'en 2023.

Source : Calendrier Privacy Sandbox (Google)

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/05/2022 à 21:13
Google aurait annoncé la mort de FLoC, son alternative aux cookies, parce qu'il n'a pas fourni la confidentialité promise,
des chercheurs ont effectué des tests et noté que les appareils étaient identifiables de manière unique

Les cookies mémorisent des informations sur vos connexions ou sur ce que vous avez regardé sur un site d'achat. Les annonceurs utilisent ces informations pour mieux comprendre votre comportement en ligne et même hors ligne, et pour vous proposer des publicités spécifiques et ciblées qui vous suivent sur Internet. Google a déclaré vouloir rendre la navigation sur Internet moins envahissante, mais l'entreprise veut aussi continuer à faire rentrer de l'argent par la publicité en ligne. Cette volonté a conduit à une proposition de l'abandon des cookies au profit du système FloC.

Quelle que soit la bonne volonté dont Google pourrait avoir montré ces dernières années, par exemple en combattant les abus de publicité et le pistage systémique des utilisateurs, ses efforts ont été remis en cause avec la solution que l’entreprise a proposée. L'apprentissage fédéré des cohortes ou FLoC est présenté comme une meilleure stratégie qui protège la vie privée des gens tout en offrant aux annonceurs quelque chose dont ils peuvent profiter. Les défenseurs de la vie privée, cependant, sonnent l'alarme sur ce qu'ils considèrent comme une technologie encore pire et les éditeurs de navigateurs basés sur Chromium comme Brave et Vivaldi s'engagent à lutter contre FLoC sous toutes ses formes.

En quelques mots, FLoC échange le suivi des utilisateurs individuels et le fingerprinting contre une identification de groupe (cohorte) basée sur des historiques de navigation similaires des membres de ce groupe. FLoC place essentiellement les personnes dans des groupes basés sur des comportements de navigation similaires, ce qui signifie que seuls des « identifiants de cohorte » et non des identifiants d'utilisateurs individuels sont utilisés pour les cibler. L'historique Web et les entrées pour l'algorithme sont conservés sur le navigateur, le navigateur exposant uniquement une « cohorte » contenant des milliers de personnes.

Cependant, de nombreux défenseurs de la protection de la vie privée n'en sont pas convaincus et considèrent FLoC comme une solution encore pire que le problème qu'il tente de résoudre. En plus de violer potentiellement des lois comme le RGPD, les critiques soulignent également que FLoC collecte davantage de données privées sous la forme d'historique de navigation, ce que même les cookies de suivi ne font pas. Bien que des identités individuelles uniques puissent être cachées derrière des cohortes, les données détenues par l'historique de navigation peuvent toujours être considérées comme quelque chose de privé, en particulier lorsqu'il sera facile de développer des profils pour les membres de ce groupe.

Suite au tollé provoqué par sa proposition, Google a annoncé que FLoC (Federated Learning of Cohorts), son projet controversé de Google visant à remplacer les cookies pour la publicité ciblée par centres d'intérêt en regroupant les utilisateurs en groupes d'utilisateurs ayant des intérêts comparables, est mort. À sa place, Google a fait une nouvelle proposition : Topics. L'idée ici est que votre navigateur apprendra vos intérêts au fur et à mesure que vous vous déplacerez sur le Web. Il conservera les données pendant les trois dernières semaines de votre historique de navigation et à partir de maintenant, Google limite le nombre de sujets à 300, avec des plans pour étendre cela au fil du temps. Google note que ces sujets n'incluront aucune catégorie sensible comme le sexe ou la race. Pour déterminer vos intérêts, Google classe les sites que vous visitez en fonction de l'un de ces 300 sujets. Pour les sites qu'il n'a pas classés auparavant, un algorithme d'apprentissage automatique léger dans le navigateur prendra le relais et fournira un sujet estimé basé sur le nom du domaine.


Fonctionnement de l'API Topics

« L'autopsie » de FLoC

Malgré le fait que Google ait annoncé l'abandon du projet FLoC, des informaticiens du MIT Media Lab se sont intéressés à ce système de ciblage publicitaire et ont découvert qu'il lui manquait son ingrédient clé annoncé*: la confidentialité.

« FLoC fournit un mécanisme de préservation de la vie privée pour la sélection d'annonces basée sur les centres d'intérêt », explique Sam Dutton, Google Chrome developer advocate, sur le site web.dev de Google.

Ce devait être l'une des nombreuses technologies proposées dans ce que Google appelle avec optimisme The Privacy Sandbox , une initiative « pour créer des technologies qui protègent la vie privée des personnes en ligne tout en donnant aux entreprises et aux développeurs des outils pour créer des entreprises numériques florissantes ».

FLoC visait à regrouper les visiteurs du site Web en groupes appelés cohortes. Ces cohortes correspondaient à diverses catégories d'intérêts issues des historiques de navigation des personnes, mais sans rendre ces personnes identifiables ni exposer leurs historiques de navigation.

En théorie, les sites Web mettant en œuvre FLoC pourraient envoyer le numéro d'identification de la cohorte d'un visiteur à un serveur publicitaire et récupérer une publicité susceptible de s'aligner sur le comportement de navigation passé du visiteur sans pouvoir deviner l'identité du visiteur.

Mais FLoC a à peine réussi à décoller. Suite à son commit initial de code en août 2019 et à son essai sur le navigateur Chrome au début de 2021, Google a terminé son essai en juillet 2021, afin d'apporter des modifications non spécifiées. Puis, en janvier 2022, Google a annoncé la mort de FLoC et l'a remplacé par un autre système publicitaire basé sur les intérêts, également ostensiblement respectueux de la vie privée, appelé Topics.

Sans se laisser décourager par les éditeurs de navigateurs rivaux comme Apple, Brave et Mozilla, ou par des groupes de défense comme l'Electronic Frontier Foundation, qui ont remis en question à la fois les motivations de Google et sa technologie, Google ne cesse de répéter le mot « confidentialité » en relation avec sa pile adtech qui en est encore au stade expérimental.

Pourtant, dans un article de recherche récent intitulé Privacy Limitations Of Interest-based Advertising On The Web: A Post-mortem Empirical Analysis Of Google's FLoC, les doctorants du MIT Media Lab Alex Berke et Dan Calacci soutiennent que le FLoC n'a pas réussi à assurer la confidentialité et a mis des renseignements personnels à risque.

Les défenseurs de la vie privée ont exprimé ces inquiétudes au sujet de FLoC lors de son test. Mais Google n'a jamais révélé le déroulement de ses tests, laissant les observateurs s'interroger sur les résultats. Alors Berke et Calacci ont décidé d'enquêter.

Les deux universitaires se sont mis à implémenter FLoC en utilisant le code open source disponible. Ils ont calculé des cohortes pour les utilisateurs sur la base d'un ensemble de données de plus de 90 000 appareils d'environ 50 000 ménages à travers les États-Unis, complétés par des données démographiques de ces ménages.

Leur analyse a indiqué que les critiques de FLoC étaient justes, et ils ont émis l'hypothèse selon laquelle les problèmes de confidentialité de FLoC sont le déclencheur de la décision de Google lorsque la grande entreprise a décidé d'y mettre un terme pour opter pour Topics.

« Tout d'abord, contrairement à ses objectifs fondamentaux, FLoC permet le suivi des utilisateurs individuels sur les sites », indique le document. « Nous constatons que plus de 95% des appareils des utilisateurs sont identifiables de manière unique après seulement quatre semaines. Nous montrons ensuite à quel point ces estimations sont extrêmement conservatrices et que ce risque augmente avec l'utilisation de méthodes courantes de fingerprinting des appareils ».

Cependant, FLoC n'était pas entièrement sans mérite. Les chercheurs notent que bien qu'il existe une relation entre les données démographiques sensibles des utilisateurs comme la race et le revenu et le comportement de navigation, l'algorithme FLoC qu'ils ont testé n'a pas regroupé les utilisateurs en cohortes en fonction de la race ou du revenu. Cela compte pour quelque chose.

Berke et Calacci soutiennent que ceux qui développent ce type de technologie devraient publier des outils, des exemples d'ensembles de données et du code - comme ils l'ont fait - pour permettre à d'autres chercheurs de tester toutes les affirmations faites.

« Google a annulé FLoC en faveur d'une nouvelle approche (Topics), qui est une étape plus respectueuse de la vie privée vers la publicité basée sur le contenu contextuel », expliquent les chercheurs. « Cependant, comme FLoC, il repose toujours sur le suivi des comportements de navigation des utilisateurs et les travaux futurs devront démontrer que cette nouvelle approche va suffisamment loin pour préserver la confidentialité des utilisateurs ».


Exemples d'illustrations de ce que vous pouvez voir sur les cookies tiers (à gauche) par rapport aux Topics (à droite). Dans Chrome, Google prévoie de faciliter la reconnaissance et la gestion des Topics pour les utilisateurs.

Comment l'API Topics marche

La publicité basée sur les intérêts (IBA - Interest-based advertising) est une forme de publicité personnalisée dans laquelle une publicité est sélectionnée pour l'utilisateur en fonction des intérêts dérivés des sites qu'il a visités dans le passé. Ceci est différent de la publicité contextuelle, qui est basée uniquement sur les intérêts dérivés du site actuel consulté (et sur lequel la publicité est faite). L'un des avantages d'IBA est qu'il permet aux sites qui sont utiles à l'utilisateur, mais qui ne pourraient peut-être pas être facilement monétisés via la publicité contextuelle, d'afficher des publicités plus pertinentes pour l'utilisateur qu'ils ne le pourraient autrement, aidant ainsi à financer les sites que l'utilisateur visite.

L'API Topics a pour but de fournir aux appelants (y compris les fournisseurs tiers de technologies publicitaires ou de publicité sur la page qui exécutent le script) des sujets publicitaires généraux qui pourraient actuellement intéresser le visiteur de la page. Ces sujets compléteront le contexte signaux de la page actuelle et peuvent être combinés pour aider à trouver une publicité appropriée pour le visiteur.

Exemple d'utilisation pour récupérer une annonce ciblée par centres d'intérêt :

Code JavaScript : Sélectionner tout
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// document.browsingTopics() returns an array of up to three topic objects in random order. 
const topics = await document.browsingTopics(); 
  
// The returned array looks like: [{'value': Number, 'taxonomyVersion': String, 'modelVersion': String}] 
  
// Get data for an ad creative. 
const response = await fetch('https://ads.example/get-creative', { 
  method: 'POST', 
  headers: { 
    'Content-Type': 'application/json', 
  }, 
  body: JSON.stringify(topics) 
}); 
// Get the JSON from the response. 
const creative = await response.json(); 
  
// Display ad.

Sources : analyse de FloC, article des chercheurs

Et vous ?

Que pensez-vous de l'analyse des chercheurs ?
12  0 
Avatar de Kulvar
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 02/04/2022 à 21:53
Encore une saleté qui va servir à mieux traquer les gens en combinant ce truc avec le fingerprinting.

Encore une raison d'utiliser un autre navigateur.
9  0 
Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 02/04/2022 à 18:08
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Que pensez-vous de l'API Topics dans sa conception ? Répond-elle efficacement, selon vous, aux préoccupations soulevées par FloC ?
Le business model de Google c'est la collecte de données utilisateurs / traçage à des fins publicitaires. Du coup, toute technologie de traçage (FLoC ou autre) provenant d'eux est mauvaise pour l'utilisateur au final, car ils ne se tireront jamais une balle dans le pied.
8  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 03/05/2022 à 23:21
Google déploie la première Developer Preview de Privacy Sandbox sur Android 13,
son initiative vise à apporter « de nouvelles solutions publicitaires plus respectueuses des données privées »

Google a franchi une nouvelle étape vers l'activation de nouvelles solutions publicitaires axées sur la confidentialité sur Android, avec la sortie de Privacy Sandbox en avant-première pour les développeurs. Initialement lancée en février, l'initiative vise à offrir aux développeurs la possibilité d'adapter le nouveau Privacy Sandbox au sein d'Android, ce qui leur permettra également d'adapter les systèmes au nouveau format publicitaire et à ses API.

Il faut garder en mémoire que ce système, selon Google, a été créé pour offrir plus de confidentialité et de contrôle des données aux utilisateurs lors de la visualisation des publicités en ligne. L'objectif est de créer un moyen plus sûr pour les utilisateurs d'utiliser Internet, tout en continuant à recevoir des publicités ciblées selon leurs goûts.


L'année dernière, Apple a ajouté App Tracking Transparency (ATT) à iOS. Le principe d'ATT est simple : les applications mobiles iOS devront désormais demander l'autorisation aux utilisateurs d'accéder à leurs données de navigation, et ce dès le téléchargement de l'appli en question, dans l'interface même du smartphone. Les utilisateurs pourront donc accepter ou refuser de partager certaines de leurs données avec l’application. Par conséquent, les applications ne pourront plus accéder au fameux IDFA (IDentifier For Advertisers). L’inquiétude de certains annonceurs vient bien de là : cet identifiant publicitaire unique leur permettait jusqu’à ce moment de tracer les utilisateurs, pour leur adresser des publicités basées sur leur comportement lié à l’utilisation d’apps.

Ce changement dans le flux de données des utilisateurs mobiles a suffi à déstabiliser même Facebook.

Cette fois-ci, Google, qui s'appuie sur la publicité ciblée pour son modèle commercial, prépare son propre ajustement pluriannuel du suivi des publicités mobiles et de la confidentialité. Après avoir commencé à parier sur le Privacy Sandbox, il semble que Google se prépare à étendre ce nouveau système au-delà des appareils de bureau, et a également commencé à atteindre le monde des smartphones.

En février, Google a indiqué :

« Les applications mobiles font partie intégrante de notre vie quotidienne. Actuellement, plus de 90*% des applications sur Google*Play sont gratuites, ce qui permet d'accéder à des contenus et services précieux à des milliards d'utilisateurs. La publicité numérique joue un rôle clé pour rendre cela possible. Mais afin de garantir un écosystème d'applications sain - au profit des utilisateurs, des développeurs et des entreprises - l'industrie doit continuer à faire évoluer le fonctionnement de la publicité numérique pour améliorer la confidentialité des utilisateurs. C'est pourquoi nous avons initialement développé l'identifiant publicitaire pour donner aux utilisateurs plus de contrôle. L'année dernière, nous avons apporté des améliorations à ces contrôles, mais nous pensons qu'il est important d'aller plus loin.

« Aujourd'hui, nous annonçons une initiative pluriannuelle visant à créer le Privacy Sandbox sur Android, dans le but d'introduire de nouvelles solutions publicitaires plus privées. Plus précisément, ces solutions limiteront le partage des données des utilisateurs avec des tiers et fonctionneront sans identifiants inter-applications, y compris les identifiants publicitaires. Nous explorons également des technologies qui réduisent le potentiel de collecte de données secrètes, y compris des moyens plus sûrs pour les applications d'intégrer les SDK publicitaires.

« Le Privacy Sandbox sur Android s'appuie sur nos efforts existants sur le Web, offrant une voie claire pour améliorer la confidentialité des utilisateurs sans mettre en péril l'accès au contenu et aux services gratuits ».


Il y a quelques jours, Google a indiqué que la première Preview développeur de Privacy Sandbox est disponible sur Android.

Ce nouveau plan est censé remplacer l'identifiant publicitaire existant d'Android, qui est un identifiant réinitialisable par l'utilisateur pour chaque appareil avec un Privacy Sandbox qui apporte « de nouvelles solutions publicitaires plus respectueuses des données privées ». Comme l'approche d'Apple, elle prétend limiter les données partagées avec des tiers et supprimer les identifiants inter-applications, mais nous ne savons toujours pas exactement quelle technologie pourrait être mise en œuvre. La Developer Preview nécessite Android 13 Developer Beta.

« Nous avons récemment annoncé le Privacy Sandbox sur Android pour activer de nouvelles solutions publicitaires qui améliorent la confidentialité des utilisateurs et fournir aux développeurs et aux entreprises les outils nécessaires pour réussir sur mobile. Depuis l'annonce, nous avons entendu des développeurs de tout l'écosystème nous parler de nos propositions de conception initiales. Vos commentaires sont essentiels pour nous assurer que nous concevons des solutions qui fonctionnent pour tout le monde, alors continuez à les partager via le site des développeurs Android.

« Aujourd'hui, nous publions le premier aperçu pour les développeurs de Privacy Sandbox sur Android, qui fournit un premier aperçu de l'API SDK Runtime et Topics. Vous pourrez faire des tests préliminaires de ces nouvelles technologies et évaluer comment vous pourriez les adopter pour vos solutions. Il s'agit d'une Preview, donc certaines fonctionnalités peuvent ne pas être implémentées pour l'instant, et la fonctionnalité est sujette à changement. Consultez les notes de version pour plus de détails sur ce qui est inclus dans la version ».

Qu'y a-t-il dans la Developer Preview ?

La Developer Preview de Privacy Sandbox fournit des API et des services de plateforme supplémentaires en plus de la version bêta pour les développeurs d'Android 13, y compris un SDK, des images système, un émulateur et une documentation pour les développeurs. Plus précisément, vous aurez accès aux éléments suivants*:
  • Images système du SDK Android et de l'émulateur Android 64 bits qui incluent les API Privacy Sandbox.
  • Images système de l'appareil pour le Pixel*6*Pro, le Pixel*6, le Pixel*5a (5G), le Pixel*5, le Pixel*4 et le Pixel*4a. Cette version préliminaire est réservée aux développeurs et n'est pas destinée à une utilisation quotidienne ou grand public. Google la rend donc disponible uniquement par téléchargement manuel.
  • Guides du développeur pour l'API SDK Runtime et Topics.
  • Exemple de code qui illustre la mise en œuvre de SDK compatibles avec l'exécution et l'utilisation de l'API Topics, disponible sur GitHub.
  • Référence de l'API Sandbox de confidentialité.

L'argument de Google est qu'il peut trouver un moyen de mieux protéger la vie privée des utilisateurs que les solutions existantes, tout en fournissant des informations pour la publicité ciblée diffusée sur des sites Web comme celui-ci et dans de nombreuses applications gratuites. Les critiques, y compris les concurrents, les défenseurs de la vie privée et les régulateurs, ont suggéré que ses approches nuiront à la vie privée et donneront peut-être à Google un avantage injuste qui nuit à la concurrence. L'année dernière, une poursuite antitrust contre Google par 15 procureurs d'État a visé le Privacy Sandbox.

Les développeurs qui le testent auront un premier aperçu de la Privacy Sandbox et de l'API Topics de remplacement des cookies de Google - et découvriront comment ils pourraient fonctionner dans la pratique.

Topics, l'alternative de Google aux cookies tiers publicitaires

Google a proposé FLoC (Federated Learning of Cohorts), un projet visant à remplacer les cookies pour la publicité ciblée par centres d'intérêt en regroupant les utilisateurs en groupes d'utilisateurs ayant des intérêts comparables.

En quelques mots, FLoC échange le suivi des utilisateurs individuels et le fingerprinting contre une identification de groupe (cohorte) basée sur des historiques de navigation similaires des membres de ce groupe. FLoC place essentiellement les personnes dans des groupes basés sur des comportements de navigation similaires, ce qui signifie que seuls des « identifiants de cohorte » et non des identifiants d'utilisateurs individuels sont utilisés pour les cibler. L'historique Web et les entrées pour l'algorithme sont conservés sur le navigateur, le navigateur exposant uniquement une « cohorte » contenant des milliers de personnes.

Cependant, de nombreux défenseurs de la protection de la vie privée n'en sont pas convaincus et considèrent FLoC comme une solution encore pire que le problème qu'il tente de résoudre. En plus de violer potentiellement des lois comme le RGPD, les critiques soulignent également que FLoC collecte davantage de données privées sous la forme d'historique de navigation, ce que même les cookies de suivi ne font pas. Bien que des identités individuelles uniques puissent être cachées derrière des cohortes, les données détenues par l'historique de navigation peuvent toujours être considérées comme quelque chose de privé, en particulier lorsqu'il sera facile de développer des profils pour les membres de ce groupe.

Face au tollé provoqué par FLoC, Google a changé d'approche et a fait une nouvelle proposition : Topics. L'idée ici est que votre navigateur apprendra vos intérêts au fur et à mesure que vous vous déplacerez sur le Web. Il conservera les données pendant les trois dernières semaines de votre historique de navigation.

Lorsque vous accédez à un site prenant en charge l'API Topics à des fins publicitaires, le navigateur partage trois sujets qui vous intéressent (un pour chacune des trois dernières semaines) sélectionnés au hasard parmi vos cinq principaux sujets de chaque semaine. Le site peut ensuite partager cela avec ses partenaires publicitaires pour décider des publicités à vous montrer. Idéalement, cela constituerait une méthode plus privée pour décider quelle publicité vous montrer et Google note que cela offre également aux utilisateurs un contrôle et une transparence bien plus importants que ce qui est actuellement la norme. Les utilisateurs pourront consulter et supprimer des sujets de leurs listes, et désactiver également l'intégralité de l'API Topics.

Dans un premier temps, Google a limité le nombre de sujets à 300, avec des plans pour les étendre au fil du temps. Google note que ces sujets n'incluront aucune catégorie sensible comme le sexe ou la race. Pour déterminer vos intérêts, Google classe les sites que vous visitez en fonction de l'un de ces 300 sujets. Pour les sites qu'il n'a pas classés auparavant, un algorithme d'apprentissage automatique léger dans le navigateur prendra le relais et fournira un sujet estimé basé sur le nom du domaine.

Depuis mars, les développeurs peuvent tester Topics dans la version Canary de Chrome.

Sources : Google, Program Overview Privacy Sandbox

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative de Google ?
Que pensez-vous de Privacy Sandbox ? Allez-vous l'essayer ?
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Avatar de melka one
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 06/01/2022 à 21:36
Qu'en pensez-vous ?
pour un web libre vive google chrome
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Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 04/04/2022 à 11:00
Pour avoir gérer des sites financés par de la pub pendant plusieurs années, je peux témoigner que l'apparition de la publicité ciblée avait fait chuté nos revenus.
C'est lié à ton audience qui à priori est ciblée par des campagnes moins rémunératrice. Il y'a des sujets qui sont très rémunérateur et d'autre beaucoup moins.

Typiquement un site tech , qui voit disparaitre les pubs pour le dentifrice au profit de pub pour des smartphones va gagner plus.
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/01/2022 à 0:12
j'en pense que j'ai raison de considerer ce soft comme un gros malware et encore plus de ne pas l'utiliser
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Avatar de Aiigl59
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/02/2022 à 0:07
Le nom du projet n'est plus FLoC mais FLoP (Federated Learning of Pets)
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Avatar de Fab le Fou
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 04/04/2022 à 9:50
Quel est avantage d'aller chercher une information dans l'historique du navigateur, alors qu'il suffit d'étudier le sujet du site que je consulte pour connaître un des mes centres d'intérêt ?
À priori si je suis sur marmiton, c'est que je suis intéressé par la cuisine...

Pour avoir gérer des sites financés par de la pub pendant plusieurs années, je peux témoigner que l'apparition de la publicité ciblée avait fait chuté nos revenus.
Et en utilisant GG AdSense, nous ne pouvions pas vraiment nous y opposer.

Cela peut peut-être être intéressant pour des plateformes sans sujet précis (type FB), mais pour les sites ayant un contenu éditorial, c'est se mettre une balle dans le pied...
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 06/05/2022 à 23:20
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Que pensez-vous de l'analyse des chercheurs ?
Même si il existait un "FLoC confidentiel", je ne l'utiliserais pas ; le rôle d'un navigateur est de se connecter au web, pas de gérer des centres d'intérêt .
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