
Quel réel apport aux utilisateurs de navigateurs au sein de la sphère Linux ? Quels probables inconvénients ?
Microsoft a procédé à la publication de la première version stable du navigateur Microsoft Edge basé sur Chromium pour Linux. Cette décision fait suite à environ un an de disponibilité précoce dans les canaux Dev et Beta et à près de deux ans de disponibilité dans le canal stable pour Windows et macOS. Qu’apporte le navigateur Edge de Microsoft basé sur Chromium aux utilisateurs de la sphère Linux ? Quels probables inconvénients à opérer ce choix ?
La version Linux de Edge est compatible avec la plupart des grandes distributions. Microsoft propose des installateurs .deb et .rpm (pour les distributions basées sur Debian et Red Hat, respectivement) sur sa page de téléchargement. Le navigateur peut en sus être installé via la ligne de commande ou le gestionnaire de paquets du choix de l’utilisateur.
Les tests de cette première version stable font état de ce qu'il semble offrir la plupart des mêmes fonctionnalités qu’Edge fonctionnant sur Windows ou macOS : synchronisation pour les mots de passe, extensions, signets, etc. Elle permet à la synchronisation des données dans les deux sens pour ceux des utilisateurs qui s’appuient sur Windows. Néanmoins, la version Linux de Edge ne dispose pas du mode de compatibilité avec Internet Explorer (également absent de la version Mac) que certaines entreprises utilisent pour éviter de mettre à jour des sites Web internes obsolètes, mais la plupart des autres fonctionnalités semblent être présentes.
La disponibilité générale de Microsoft Edge pour Linux ouvre en principe la porte à la possibilité de développer un site web ou une application web sur une station de travail fonctionnant sous Linux et de générer un rendu similaire à celui des utilisateurs de Edge sous Windows. La nécessité de s’appuyer sur une machine virtuelle Windows s’en trouve ainsi écartée.
Microsoft a créé la surprise en annonçant en décembre dernier l'abandon de son moteur de rendu EdgeHTML et le passage à Chromium pour le développement de son navigateur Microsoft Edge. Microsoft renonçait ainsi de façon officielle à une plateforme indépendante pour Internet et confiait à Google un plus grand contrôle de la vie en ligne. Conséquence évidente : si un produit tel que Chromium possède la part de marché la plus importante, il devient plus facile pour les développeurs Web et les entreprises de décider de ne pas se soucier du fait que leurs services et sites fonctionnent avec autre chose que Chromium. C'est ce qui s'est passé lorsque Microsoft avait le monopole des navigateurs au début des années 2000, ce, avant la sortie de Firefox. Et le choix de Microsoft de faire passer son navigateur Edge à Chromium pose de solides bases pour un tableau similaire. Cet état de choses renforce les positions des utilisateurs selon c'est l'occasion d'être traqué par deux monopoles de siphonnage de données personnelles en même temps. Les utilisateurs pointilleux sur cet aspect ont la possibilité de se tourner vers Brave ou Vivaldi qui sont des alternatives basées sur Chromium.
Source : Microsoft
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