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Bienvenue dans la boîte mail d'Epstein : Jmail reproduit l'interface visuelle de Gmail et permet aux internautes de parcourir les archives rendues publiques du criminel comme s'ils parcouraient sa boîte mail

Le , par Stéphane le calme

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Un soir à San Francisco, deux hackers créatifs, Riley Walz et Luke Igel, ont transformé un ensemble de documents publics peu accessibles en un outil numérique à la fois fascinant et profondément dérangeant. Leur site, baptisé Jmail, reproduit l’interface familière de Gmail — sauf qu’on est connecté au compte de Jeffrey Epstein et que l’on peut lire ses milliers de courriels. Ce projet interroge à la fois la transparence des données, l’ergonomie numérique et les frontières de l’éthique

Contexte et genèse

Tout commence avec la diffusion par le United States House Committee on Oversight and Government Reform d’environ 20 000 documents issus de l’héritage numérique de Jeffrey Epstein — milliers de scans en PDF, pleins d’échanges, de mails entre lui, des personnalités politiques, financières ou académiques. Ce matériel existe bel et bien, mais il est difficile d’accès : gros volumes, scans de qualité variable, interface froide.

Riley Walz et Luke Igel ont alors décidé de « cloner Gmail » : ils se sont servi de l'OCR (reconnaissance optique de caractère) dans un LLM d’IA pour convertir des scans de PDF en texte exploitable ; puis ils ont utilisé Cursor pour monter une interface web simplifiée permettant à l’internaute de naviguer comme s’il était « Jeffrey Epstein » afin de transformer ces scans en un format lisible et navigable.. Ce procédé souligne un paradoxe : la technologie, même « légère », peut transformer des données archivées et difficiles d’accès en un produit viral et immédiatement interactif.

Le résultat : une interface web qui, visuellement, ressemble à Gmail — boîte de réception, envoyés, recherche, « étoilés » — mais avec un huis clos aussi troublant qu’inattendu.

JMail : le clone Gmail d'Epstein

La semaine surpassée, pour une raison quelconque, le Parti républicain a inondé le public américain d'une avalanche d'e-mails provenant de Jeffrey Epstein. Pensant sans doute que cette avalanche d'informations occuperait les théoriciens du complot et les journalistes pendant des semaines, les conservateurs ont tenté de freiner la diffusion de ces e-mails, qui impliquent certaines des personnes les plus riches et les plus puissantes du monde, mais leur initiative s'est retournée contre eux.

Ces données comprenaient des milliers d'e-mails échangés entre Epstein et des personnalités telles que Ghislaine Maxwell, proche confidente d'Epstein, Steve Bannon, stratège politique, Michael Wolff, journaliste, et Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor américain, ainsi que des SMS révélateurs. Bon nombre d'entre eux font allusion ou mentionnent directement le président Donald Trump.

Mais la montagne de données nécessitait tout de même beaucoup beaucoup d'effort pour organiser et trier chacune de ces informations. Désormais, tous ces e-mails sont facilement accessibles grâce à la commission de surveillance de la Chambre des représentants et à Jmail, une parodie de Gmail développée par Luke Igel et Riley Walz, deux amis de San Francisco qui l'ont créée en cinq heures environ.

Le site a été créé par Riley Walz, farceur invétéré, et Luke Igel, cofondateur d'un outil de montage vidéo basé sur l'IA appelé Kino AI. Igel raconte qu'il a soumis l'idée à Walz, ce que ce dernier confirme, puis qu'ils ont créé le site web avec Cursor en une seule nuit. Walz a dévoilé Jmail dans un post X, écrivant : « Nous avons cloné Gmail, sauf que vous êtes connecté en tant qu'Epstein et que vous pouvez voir ses e-mails. »

Le projet Jmail repose sur une idée techniquement modeste mais redoutablement efficace : reconstituer une interface imitant celle de Gmail, et y brancher des milliers d’emails de Jeffrey Epstein – courriels extraits de documents publics publiés par la commission du Congrès américain.

« [Les e-mails] étaient déjà au format PDF », a déclaré Igel. « C'était assez fou. Le Congrès les a publiés dans un dossier Google Drive. Beaucoup de gens se sont moqués de la méthode de transmission, qu'ils ont trouvée étrange et bizarre. Quelqu'un a créé une base de données indexée impressionnante à partir de ces e-mails à l'aide de Google Journalist Studio. Le problème, c'est qu'une fois que vous cliquez sur ce document magnifiquement indexé, il est très difficile de lire un PDF. Nous avons donc décidé de nous en occuper, de régler ce problème. »

Pour y remédier, Igel et Walz ont utilisé un LLM pour reconvertir le texte brut des PDF en format e-mail. Une fois les données préparées, ils ont utilisé une application appelée Cursor qui, selon Igel, est « un outil incroyable qui permet d'utiliser l'IA pour coder très, très rapidement », afin de reproduire l'esthétique de Gmail pour une application web.

Jmail est donc un site web qui ressemble beaucoup à Gmail, à l'exception d'un petit chapeau accroché au logo et d'une photo de...[/les e-mails]
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