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Google progresse dans sa lutte contre les cookies tiers sur son navigateur
Et commence à tester des outils de substitution comme son API Trust Token

Le , par Stéphane le calme

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Durant l'édition 2019 du Chrome Dev Summit à San Francisco, Google a présenté sa vision pour le Web. L'éditeur a évoqué plusieurs éléments parmi lesquels le développement de Privacy Sandbox, un environnement sécurisé pour le contenu qui protège la vie privée des utilisateurs.

« Après un dialogue initial avec la communauté Web, nous sommes convaincus qu'avec une itération et des commentaires continus, des mécanismes de protection de la vie privée et des normes ouvertes comme le Privacy Sandbox peuvent soutenir un Web sain et financé par la publicité d'une manière qui rendra les cookies tiers obsolètes. Une fois que ces approches auront répondu aux besoins des utilisateurs, des éditeurs et des annonceurs, et que nous aurons développé les outils pour atténuer les solutions de contournement, nous prévoyons d'éliminer progressivement la prise en charge des cookies tiers dans Chrome. Notre intention est de le faire d'ici deux ans. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls, et c'est pourquoi nous avons besoin de l'écosystème pour s'engager sur ces propositions. Nous prévoyons de commencer les premiers Origin Trials d'ici la fin de cette année, en commençant par la mesure de conversion et en poursuivant par la personnalisation ».

En somme, Google prévoit dans un délai de deux ans de bloquer un moyen courant pour les entreprises de suivre les internautes dans son navigateur Chrome, ce qui aura des conséquences sur le fonctionnement du Web, tandis que l'entreprise tente de répondre aux demandes de confidentialité accrues des utilisateurs. Le plan de Google consiste à empêcher les éditeurs de logiciels publicitaires et d'autres organisations de connecter leurs cookies de navigateur à des sites Web qu'ils n'exploitent pas.

L'entreprise a fait un pas de plus dans cette direction. Dans un billet de blog, Mike Schulman Vice President Ads Privacy and Safety a expliqué : « La confidentialité est au cœur de notre travail chez Google et de notre vision d'un Internet prospère où les gens du monde entier peuvent continuer à accéder au contenu financé par la publicité, tout en ayant la certitude que leurs données sont protégées. Mais pour y parvenir, nous devons accroître la transparence du fonctionnement de la publicité numérique, offrir aux utilisateurs des contrôles supplémentaires et veiller à ce que les choix des utilisateurs concernant l’utilisation de leurs données soient respectés, non contournés ou ignorés.

« Aujourd'hui, nous partageons des mises à jour sur notre travail dans ces domaines, y compris de nouveaux outils qui fournissent aux internautes plus d'informations sur les annonces qu'ils voient. Nous présentons également de nouvelles ressources destinées aux spécialistes du marketing et aux éditeurs qui offrent des conseils sur la façon de naviguer dans l'environnement de confidentialité actuel, ainsi que des exemples concrets de marques et de sociétés de médias qui offrent des expériences publicitaires efficaces et respectueuses de la confidentialité qui utilisent les données de manière responsable. »

Pendant de nombreuses années, Google a proposé une fonctionnalité appelée Why this ad (Pourquoi cette annonce), grâce à laquelle, depuis une icône dans une annonce numérique, les utilisateurs pouvaient obtenir plus d'informations sur certains des facteurs qui ont été utilisés pour sélectionner l'annonce à leur place, ou choisir de ne plus voir cette annonce. Selon Google, il y a plus de 15 millions d'interactions d'utilisateurs par jour avec Why this ad ; les internautes cherchent à en savoir plus sur les publicités qu'ils voient et à les contrôler, et l'éditeur a récemment étendu cette fonctionnalité aux publicités sur les téléviseurs connectés.

« Au cours des prochains mois, nous améliorerons l'expérience avec une nouvelle fonctionnalité appelée About this ad, qui montrera également aux utilisateurs le nom vérifié de l'annonceur derrière chaque annonce. About this ad sera initialement disponible pour les annonces graphiques achetées via Google Ads et Display & Video 360, et nous la diffuserons sur d'autres surfaces publicitaires tout au long de 2021. »


« Notre engagement à accroître la transparence et à offrir aux utilisateurs plus de contrôle va au-delà des publicités diffusées par Google. En raison de la complexité de l'écosystème des annonces numériques et du grand nombre d'entités impliquées, les utilisateurs ne savent généralement pas quelles entreprises sont même impliquées dans la diffusion d'une annonce. Pour fournir aux internautes des informations détaillées sur toutes les annonces qu'ils voient sur le Web, nous lançons un nouvel outil appelé Ads Transparency Spotlight, qui peut désormais être testé en tant qu'extension alpha sur le Chrome Web Store. Nous continuerons d'améliorer cette extension en fonction des commentaires des utilisateurs et, au fil du temps, nous prévoyons de proposer des informations supplémentaires sur les annonces, ainsi que d'introduire des contrôles. Nous espérons que d'autres fournisseurs de technologies intégreront également des capacités de transparence et de contrôle similaires dans les expériences qu'ils offrent. »

Faire évoluer Internet financé par la publicité

Google a parlé d'une évolution de Privacy Sandbox, une suite d'API ouvertes venant remplacer les cookies tiers pour permettre la diffusion de publicités ciblées, tout en étant plus respectueux de la vie privée des internautes. Les données relatives aux utilisateurs sont en effet stockées directement dans son navigateur et les annonceurs y ont accès, via lesdites API, de manière agrégée. Chaque API est une réponse à un cas d'usage que Google a identifié, en partenariat avec le marché.

Dans un avenir sans cookies, Google souhaite que le ciblage publicitaire, la mesure et la prévention de la fraude soient conformes aux normes définies par son Privacy Sandbox, dans lequel les cookies sont remplacés par cinq interfaces de programmation d'application. Les annonceurs utiliseront chaque API pour recevoir des données agrégées sur des problèmes tels que la conversion (la performance de leurs annonces) et l'attribution (quelle entité est créditée, par exemple, pour un achat). Privacy Sandbox représente une voie alternative que Google propose à l'industrie de la publicité, en s'appuyant sur des signaux anonymisés (qui ne sont pas des cookies) dans le navigateur Chrome d'une personne pour profiter des habitudes de navigation de cet utilisateur.

« Chrome continue d'explorer d'autres moyens de faire progresser la confidentialité pour que le navigateur Web prenne en charge les publicités numériques avec l'initiative de normes ouvertes Privacy Sandbox. Dans le cadre du Privacy Sandbox, plusieurs propositions ont été publiées pour de nouvelles API qui permettraient de résoudre des cas d'utilisation tels que la sélection d'annonces, la mesure des conversions et la protection contre la fraude d'une manière qui ne révèle pas d'informations d'identification sur les utilisateurs individuels. L'une des API proposées sont les Trust Token qui pourraient lutter contre la fraude publicitaire en distinguant les robots des vrais utilisateurs, est désormais disponible pour les tests par les développeurs, et d'autres passeront bientôt aux tests en direct. »

Concernant le dernier point, Google se propose de lutter contre la fraude avec sa Trust Token API. Ce programme, version revisitée de la captcha, permettra à Chrome de distinguer les internautes humains des robots. Il s'agit tout simplement de permettre aux annonceurs de s'assurer que leurs publicités ne sont pas vues par des bots.

« Une fois que ces approches auront répondu aux besoins des utilisateurs, des éditeurs et des annonceurs, Chrome prévoit de supprimer progressivement la prise en charge des cookies tiers. Ces propositions sont activement discutées dans des forums comme le W3C. Notre équipe publicitaire contribue activement à ce dialogue - comme nous encourageons toute partie intéressée à le faire - et nous prévoyons d'intégrer les nouvelles solutions dans nos produits dans les années à venir.

« Nous explorons également une gamme d'autres approches pour améliorer la confidentialité des utilisateurs tout en garantissant que les éditeurs peuvent gagner ce dont ils ont besoin pour financer un contenu de qualité et que les annonceurs peuvent toucher les bonnes personnes pour leurs produits. Par exemple, nous prenons en charge l'utilisation des données propriétaires des annonceurs et des éditeurs (en fonction des interactions directes avec les clients avec lesquels ils entretiennent des relations) pour offrir des expériences plus pertinentes et utiles, à condition que les utilisateurs aient la transparence et le contrôle sur l'utilisation de ces données. Ce qui n'est pas acceptable, c'est l'utilisation de techniques opaques ou cachées qui transfèrent des données sur des utilisateurs individuels et leur permettent d'être suivis d'une manière secrète, comme le fingerprinting. Nous pensons que toute tentative de traquer des personnes ou d'obtenir des informations qui pourraient les identifier, à leur insu et sans leur autorisation, doit être bloquée. Nous continuerons d’adopter une position ferme contre ces pratiques.

« Une grande partie de la conversation récente sur l'amélioration de la confidentialité des publicités numériques s'est concentrée sur le Web, mais il existe une gamme d'environnements dans lesquels les gens interagissent avec les publicités numériques. Notre approche technique et les détails de mise en œuvre peuvent varier en fonction des caractéristiques uniques de chacun, mais notre vision d'améliorer la confidentialité des utilisateurs tout en préservant l'accès au contenu gratuit est cohérente sur le Web, les applications mobiles, la télévision connectée, l'audio numérique et quel que soit le domaine qui pourrait émerger ».

Source : Google

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 06/02/2021 à 19:42
Pourquoi l'approche de Google dans le remplacement des cookies tiers à des fins publicitaires suscite l'attention des régulateurs ?
Quelques éléments de réponses

Durant l'édition 2019 du Chrome Dev Summit à San Francisco, Google a présenté sa vision pour le Web. L'éditeur a évoqué plusieurs éléments parmi lesquels le développement de Privacy Sandbox, un environnement sécurisé pour le contenu qui protège la vie privée des utilisateurs.

« Après un dialogue initial avec la communauté Web, nous sommes convaincus qu'avec une itération et des commentaires continus, des mécanismes de protection de la vie privée et des normes ouvertes comme le Privacy Sandbox peuvent soutenir un Web sain et financé par la publicité d'une manière qui rendra les cookies tiers obsolètes. Une fois que ces approches auront répondu aux besoins des utilisateurs, des éditeurs et des annonceurs, et que nous aurons développé les outils pour atténuer les solutions de contournement, nous prévoyons d'éliminer progressivement la prise en charge des cookies tiers dans Chrome. Notre intention est de le faire d'ici deux ans. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls, et c'est pourquoi nous avons besoin de l'écosystème pour s'engager sur ces propositions. Nous prévoyons de commencer les premiers Origin Trials d'ici la fin de cette année, en commençant par la mesure de conversion et en poursuivant par la personnalisation ».

En somme, Google prévoit dans un délai de deux ans (à compter de janvier 2020) de bloquer un moyen courant pour les entreprises de suivre les internautes dans son navigateur Chrome, ce qui aura des conséquences sur le fonctionnement du Web, tandis que l'entreprise tente de répondre aux demandes de confidentialité accrues des utilisateurs. Le plan de Google consiste à empêcher les éditeurs de logiciels publicitaires et d'autres organisations de connecter leurs cookies de navigateur à des sites Web qu'ils n'exploitent pas.

Les réactions des régulateurs de la concurrence

La décision de Google de supprimer les cookies tiers a déjà suscité de multiples poursuites antitrust et une enquête du Congrès américain. Désormais, sa tentative de remplacement du cookie attire l'attention des régulateurs.

Le 8 janvier, l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés a lancé une enquête pour savoir si les propositions de Google visant à remplacer les cookies tiers, grâce à un projet que Google a baptisé Privacy Sandbox, « pourraient amener les dépenses publicitaires à se concentrer encore plus sur l'écosystème de Google aux frais de ses concurrents », selon une annonce de la CMA au sujet de l'enquête.

Sous la pression des gouvernements et des consommateurs en raison de problèmes de violation de la confidentialité des données, Google a annoncé en 2019 qu'il désactiverait les cookies tiers d'ici 2022 dans son navigateur Chrome, qui est utilisé par plus de 60 % des utilisateurs du Web dans le monde. Cette décision désactivera effectivement un moyen principal de ciblage des annonces et de personnalisation du contenu sur les sites des éditeurs. Par extension, cela pourrait compromettre la capacité des éditeurs à gagner de l'argent grâce à la publicité en ligne.

La décision de Google de désactiver le cookie tiers a également été citée comme des exemples de comportement anticoncurrentiel lors de récentes poursuites antitrust contre l'entreprise. Une action antitrust multiÉtats déposée en décembre a affirmé que Google utilise son « énorme avantage informationnel de manière stratégique pour nuire à tout éditeur qui refuse d'utiliser ses intermédiaires ». Une autre action antitrust récente intentée au nom d'éditeurs a affirmé que la décision de Google en matière de cookies était « l'exclusion ». Les législateurs fédéraux ont également souligné les préoccupations antitrust concernant les plans de cookies tiers de Google dans un rapport 2020 du sous-comité de la Chambre des États-Unis sur l'antitrust.

Dans le cadre de son initiative Privacy Sandbox, Google a proposé une collection évolutive de méthodes de ciblage et de mesure des annonces pour remplacer les cookies tiers. Le projet sandbox est ouvert à la participation d'autres sociétés de technologie publicitaire qui peuvent participer via un forum en ligne, le Worldwide Web Consortium. Cependant, les fournisseurs de technologie publicitaire et les éditeurs se méfient de l'ouverture réelle de Google à leur participation.

« Privacy Sandbox tente de remplacer une technologie ouverte et interopérable par une technologie contrôlée par Google », a écrit James Rosewell, directeur de Marketers for an Open Web, un groupe dont les plaintes contre Google ont contribué à déclencher l'enquête CMA. « Cela forcera davantage de spécialistes du marketing à entrer dans leur jardin clos et signifiera la fin du Web indépendant et ouvert ». Rosewell est PDG de 51 Degrees, une société de technologie de publicité et d'édition mobile.


Les critiques remettent en question l'engagement de Google envers un processus collaboratif de remplacement des cookies

Malgré le cadre apparemment collaboratif, le Privacy Sandbox de Google est de plus en plus surveillé dans l'industrie des médias numériques et maintenant de la part du gouvernement britannique, car Privacy Sandbox est sous le contrôle de Google.

« Google a magnanimement permis à l'industrie de jouer un rôle », a déclaré Alan Chapell, président du cabinet d'avocats en matière de protection de la vie privée Chapell and Associates, avec un peu de sarcasme. « Google ne devrait pas être autorisé à appeler cela un projet consensuel de l'industrie ».

Un cadre de Google a défendu l'entreprise à la lumière de l'enquête CMA. « Le Privacy Sandbox est une initiative ouverte depuis le début et nous nous félicitons de l'implication de l'AMC alors que nous travaillons à développer de nouvelles propositions pour soutenir un site Web sain et financé par la publicité sans cookies tiers », a déclaré Chetna Bindra, chef de produit du groupe, utilisateur confiance et confidentialité chez Google.

En ce qui concerne l'enquête Privacy Sandbox, Andrea Coscelli, directeur général de la CMA britannique, a déclaré dans un communiqué le mois dernier que l'agence « a l'esprit ouvert et n'est parvenue à aucune conclusion à ce stade sur la question de savoir si le droit de la concurrence a été violé. » Il a également déclaré que l'agence « continuera à collaborer avec Google et d'autres acteurs du marché pour garantir que les problèmes de confidentialité et de concurrence puissent être résolus au fur et à mesure de l'élaboration des propositions ».

L'approche de Google pourrait favoriser son activité de navigation, estiment les critiques

Les entreprises de technologie publicitaire participent à l'effort de sandbox de Google. Mais certains, y compris Criteo, se méfient d'une approche qu'ils disent trop centrée sur le navigateur.

« Les propositions de Chrome restent très centrées sur le navigateur, ce que Criteo a déjà indiqué comme faisant partie de nos préoccupations », a déclaré Arnaud Blanchard, responsable des analyses et des produits chez Criteo.

Si certaines parties de l'opération publicitaire se produisent à l'intérieur de l'appareil au niveau du navigateur, les demandes de stockage et de traitement des données seront trop lourdes et peut-être même discriminatoires à l'encontre des personnes disposant de plans de données limités, a déclaré Blanchard.

L'une des propositions de Criteo pour fournir plus d'équilibre dans le processus de ciblage et de mesure sans cookies est de mettre en place un « gardien indépendant » tel qu'un fournisseur de services cloud ou un SSP pour « offrir aux gens plus de contrôle et de transparence », a déclaré Blanchard.

En réponse aux préoccupations concernant le contrôle centré sur le navigateur, Google a récemment dévoilé sa dernière méthode de ciblage, Federated Learning of Cohorts (FLoC) qui placerait essentiellement les personnes dans des groupes basés sur des comportements de navigation similaires, ce qui signifie que seuls des « identifiants de cohorte » et non des identifiants d'utilisateurs individuels seraient utilisés pour les cibler. L'historique Web et les entrées pour l'algorithme seraient conservés sur le navigateur, le navigateur exposant uniquement une « cohorte » contenant des milliers de personnes. FloC intègre un serveur de confiance.

Lorsqu'il lui a été demandé quelles qualités déterminaient si un serveur était digne de confiance et si Google ou une autre entité contrôlerait un tel serveur de confiance, Bindra a déclaré que ces problèmes seraient déterminés par le biais de discussions sur forum public avec ceux qui participent au développement des méthodes publicitaires Privacy Sandbox.

Un problème de confiance

La confiance (ou son absence) en Google est au cœur de la plupart des plaintes concernant le processus Privacy Sandbox. En fin de compte, a déclaré Chapell, les gens doivent être surs que Chrome fera ce qu'il y a de mieux pour les utilisateurs, que les chiffres de Google sont exacts, que Google utilisera lui-même l'approche qu'il conçoit pour le Web ouvert et que d'autres sociétés de technologie publicitaire ont une réelle capacité de compétition une fois en place.

Toute méthode qui pourrait donner à Google encore plus de contrôle sur le processus publicitaire fait sourciller les annonceurs, les éditeurs et les entreprises de technologie publicitaire.

« Ce serait certainement un pas dans la bonne direction s'il s'agissait d'une entité indépendante », a déclaré Chapell. « Tout le monde, sauf Google, représenterait un pas dans la bonne direction ».

Sources : enquête du Congrès américain, enquête de l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés, rapport du sous-comité de la Chambre des États-Unis sur l'antitrust, déclarations d'Andrea Coscelli, directeur général de l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/03/2021 à 19:43
L'approche de Google dans le remplacement des cookies tiers à des fins publicitaires attire l'attention des régulateurs antitrust,
qui cherchent à savoir comment le secteur de la pub en sera affecté

Il y a un an, Google a annoncé son intention de bloquer les cookies tiers à des fins publicitaires dans son navigateur Chrome pour accroître la confidentialité des utilisateurs. Au cours des deux derniers mois, Google a publié plus de détails, ce qui a conduit la concurrence sur le marché de la publicité en ligne à se plaindre de la perte de l'outil de collecte de données. La décision de Google de supprimer les cookies tiers a déjà suscité de multiples poursuites antitrust et une enquête du Congrès américain. Les questions des enquêteurs du ministère américain de la Justice ont porté sur la manière dont les politiques de Chrome, y compris celles liées aux cookies, affectent les secteurs de la publicité et des actualités, ont déclaré quatre personnes.

Durant l'édition 2019 du Chrome Dev Summit à San Francisco, Google a présenté sa vision pour le Web. L'éditeur a évoqué plusieurs éléments parmi lesquels le développement de Privacy Sandbox, un environnement sécurisé pour le contenu qui protège la vie privée des utilisateurs.

« Après un dialogue initial avec la communauté Web, nous sommes convaincus qu'avec une itération et des commentaires continus, des mécanismes de protection de la vie privée et des normes ouvertes comme le Privacy Sandbox peuvent soutenir un Web sain et financé par la publicité d'une manière qui rendra les cookies tiers obsolètes. Une fois que ces approches auront répondu aux besoins des utilisateurs, des éditeurs et des annonceurs, et que nous aurons développé les outils pour atténuer les solutions de contournement, nous prévoyons d'éliminer progressivement la prise en charge des cookies tiers dans Chrome. Notre intention est de le faire d'ici deux ans. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls, et c'est pourquoi nous avons besoin de l'écosystème pour s'engager sur ces propositions. Nous prévoyons de commencer les premiers Origin Trials d'ici la fin de cette année, en commençant par la mesure de conversion et en poursuivant par la personnalisation ».

En somme, Google prévoit dans un délai de deux ans (à compter de janvier 2020) de bloquer un moyen courant pour les entreprises de suivre les internautes dans son navigateur Chrome, ce qui aura des conséquences sur le fonctionnement du Web, tandis que l'entreprise tente de répondre aux demandes de confidentialité accrues des utilisateurs. Le plan de Google consiste à empêcher les éditeurs de logiciels publicitaires et d'autres organisations de connecter leurs cookies de navigateur à des sites Web qu'ils n'exploitent pas.

Le 8 janvier, l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés a lancé une enquête pour savoir si les propositions de Google visant à remplacer les cookies tiers, grâce à un projet que Google a baptisé Privacy Sandbox, « pourraient amener les dépenses publicitaires à se concentrer encore plus sur l'écosystème de Google aux frais de ses concurrents », selon une annonce de la CMA au sujet de l'enquête.

La décision de Google de désactiver le cookie tiers a également été citée comme des exemples de comportement anticoncurrentiel lors de récentes poursuites antitrust contre l'entreprise. Une action antitrust multiÉtats déposée en décembre a affirmé que Google utilise son « énorme avantage informationnel de manière stratégique pour nuire à tout éditeur qui refuse d'utiliser ses intermédiaires ». Une autre action antitrust récente intentée au nom d'éditeurs a affirmé que la décision de Google en matière de cookies était « l'exclusion ». Les législateurs fédéraux ont également souligné les préoccupations antitrust concernant les plans de cookies tiers de Google dans un rapport 2020 du sous-comité de la Chambre des États-Unis sur l'antitrust.

Les enquêteurs du ministère américain de la Justice cherchent à savoir si Google utilise Chrome, qui détient 60 % du marché mondial, pour réduire la concurrence en empêchant les sociétés de publicité concurrentes de suivre les utilisateurs via des cookies tout en laissant des échappatoires pour collecter des données avec des cookies, des outils d'analyse et d'autres sources, ont indiqué des sources.

Les dernières conversations, qui n'ont pas été signalées précédemment, sont un signe que les responsables suivent les projets de Google sur le marché mondial de la publicité en ligne, où lui-même et le n° 2 Facebook Inc contrôlent environ 54 % des revenus.

L'enquête publicitaire pourrait ne conduire à aucune action en justice.

Le gouvernement enquête sur les activités de recherche et de publicité de Google depuis la mi-2019 et, en octobre dernier, il a poursuivi Google pour avoir prétendument utilisé des tactiques anticoncurrentielles pour maintenir la domination de son moteur de recherche. Il a continué à sonder les pratiques publicitaires de Google.

Les enquêteurs ont également demandé à leurs rivaux s'ils avaient rencontré un comportement similaire ou pire que les accusations axées sur la publicité que les procureurs généraux du Texas et d'autres États avaient lancées contre Google dans un procès en décembre dernier, ont indiqué les sources.


La réaction de la concurrence et de Google

Dans le cadre de son initiative Privacy Sandbox, Google a proposé une collection évolutive de méthodes de ciblage et de mesure des annonces pour remplacer les cookies tiers. Le projet sandbox est ouvert à la participation d'autres sociétés de technologie publicitaire qui peuvent participer via un forum en ligne, le Worldwide Web Consortium. Cependant, les fournisseurs de technologie publicitaire et les éditeurs se méfient de l'ouverture réelle de Google à leur participation.

« Privacy Sandbox tente de remplacer une technologie ouverte et interopérable par une technologie contrôlée par Google », a écrit James Rosewell, directeur de Marketers for an Open Web, un groupe dont les plaintes contre Google ont contribué à déclencher l'enquête CMA. « Cela forcera davantage de spécialistes du marketing à entrer dans leur jardin clos et signifiera la fin du Web indépendant et ouvert ». Rosewell est PDG de 51 Degrees, une société de technologie de publicité et d'édition mobile.

Google a défendu ses initiatives dans le secteur des annonces, affirmant qu'il aidait les entreprises à se développer et protégeait la vie privée des utilisateurs contre les pratiques d'exploitation.

Une porte-parole a souligné que l’alternative aux cookies pourrait permettre aux entreprises de cibler des groupes de consommateurs sans identifier les individus, entre autres propositions. « Nous ne remplacerons pas les cookies tiers par des méthodes alternatives pour suivre des personnes individuelles sur le Web », a-t-elle déclaré.

Si le ministère de la Justice poursuit pour conduite liée à la publicité, il pourrait intenter une nouvelle action en justice ou se joindre à l'affaire du Texas, a déclaré l'une des sources. Mais les experts en litige antitrust ont déclaré que le ministère avait également encore le temps de modifier sa plainte existante pour y inclure les problèmes de technologie publicitaire.

Google a limité la collecte et l'utilisation de données dans plusieurs de ses services. Les modifications apportées à Chrome toucheraient les sociétés de technologie publicitaire qui utilisent des cookies pour collecter l'historique de visionnage des internautes afin de leur diriger des annonces plus pertinentes.

« Nous ne pensons pas que le suivi des individus sur le Web résistera à l'épreuve du temps alors que les problèmes de confidentialité continuent de s'accélérer », a déclaré Jerry Dischler, vice-président de Google chargé des services publicitaires, lors d'une conférence de l'industrie la semaine dernière.

Mais les plus petits rivaux rejettent la logique de confidentialité utilisée par les grandes entreprises telles que Google et Apple Inc pour restreindre le suivi, car elles continueraient à collecter des données précieuses et pourraient potentiellement capturer encore plus de revenus publicitaires.

« Il y a une militarisation de la vie privée pour justifier les décisions commerciales qui consolident le pouvoir de leur entreprise et désavantagent le marché plus large », a déclaré Chad Engelgau, directeur général de l'unité de données publicitaires d'Interpublic Group of Companies Acxiom.

Source : Reuters
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Avatar de smarties
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 14/04/2021 à 11:26
Allez-vous vous retirer si vous vous rendez-compte que vous faites partie du test de FloC ? Si oui, choisirez-vous un autre navigateur ou allez-vous désactiver les cookies tiers ?
Cela fait quelques mois que je cherche à réduire mon emprunte numérique. Donc mon téléphone, ma tablette sont sous FireFox.
De plus je conseille à mon entourage d'installer FireFox car il y uBlock Origin de disponible sur Android
6  1 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/02/2021 à 22:19
...des mécanismes de protection de la vie privée et des normes ouvertes comme le Privacy Sandbox peuvent soutenir un Web sain et financé par la publicité d'une manière qui rendra les cookies tiers obsolètes ...
Faut oser parler de "Web sain" et de financement par la pub .
...Ca donne quand même une bonne indication de la personnes en question (pour ceux qui ne comprendraient pas la référence, allez voir "Les Tontons flingueurs" )

Sinon, plus sérieusement, c'est à partir du moment ou la pub est arrivés que le web à commencé son déclin.
Dés l'instant ou les publicitaire ont commencer à "offrir" tous les services aux utilisateurs sans jamais rien leurs faire payer (directement) et qu'ils ont eu l'impression d'avoir "le droit" à tout pour rien, le mal était fait.
Comment voulez vous justifier à quelqu'un qui a grandit avec l'idée que sont abonnement internet lui donné le droit à la TV + Telephone + Mail + Stockage dans le Cloud + ...etc (mettez tous les services que vous pouvez imaginer), qu'en fait tout a un coup et que rien n'est gratuit, impossible.

Déjà, quand certains clients sont étonnés de devoir payer pour des services sur le net (site, hébergement, ...etc), ça me fait toujours un peut rigoler ().
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Avatar de Steinvikel
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 14:42
FLoC échange le suivi des utilisateurs individuels et le fingerprinting contre une identification de groupe (cohorte) basée sur des historiques de navigation similaires des membres de ce groupe.
Qu'est-ce qui garanti que seul l'identifiant de cohorte sera communiqué, et rien d'autre ?
Est-ce que l'utilisation d'une pub' basé uniquement sur l'identifiant de cohorte (sans aucune autre donnée communiquée) rend vulnérable à toutes les dérives exposées plus tôt : non-confidentialité liés aux publicités comportementales, discrimination, ciblage prédateur, etc. ?
4  0 
Avatar de kain_tn
Membre expert https://www.developpez.com
Le 29/04/2021 à 10:26
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
« Le résultat est donc que github.com, instagram.com et amazon.com pourraient choisir de ne pas participer, mais la grande majorité du Web ne le fera pas. Je prédis qu'au moins la moitié de toutes les pages Web chargées par les utilisateurs n'auront pas cet en-tête », a-t-il conclu. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Le gars n'a visiblement pas suivi les déclarations de Wordpress sur le sujet.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Que pensez-vous de la décision de GitHub ?
C'est une très bonne décision car elle va dans le sens des utilisateurs.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Pensez-vous que la majorité des pages Web auront cet en-tête pour bloquer FLoC ?
Ce serait chouette. À titre personnel, je vais pousser dans cette direction.
3  0 
Avatar de Fagus
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 05/03/2021 à 13:33
Comme dit plus haut, ce système permettra d'affiner et accélérer le fingerprinting.

Tor browser ajoute nativement de l'alé pour créer une empreinte différente à chaque calcul.

Par contre, la dernière fois que j'ai testé firefox même focus sous android, l'empreinte reste la même à chaque à chaque usage, et laisse passer des informations assez identifiantes (fontes, os précis, version précise du navigateur, état des périphériques...), ce qui rend bien moins utile le reste de sa protection anti-pistage.
Est-ce que quelqu'un connait un navigateur qui randomise l'empreinte sous android ? (je crois que Brave ne le fait pas non plus).
2  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/04/2021 à 5:58
Citation Envoyé par matmoul Voir le message
Si vous voulez vous fondre dans la masse, c'est Win10 + Edge...

J'ai été dégoutté lorsque j'ai tester mes traces fingerprint avec mon ArchLinux et mon Firefox...

J'avais un identifiant unique car personne n'utilisait la même configuration que moi. :-(
En effet pas besoin de revenir sous windows. Tu as des extensions qui permettent à ton browser de se faire passer pour un autre.
2  0 
Avatar de melka one
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/04/2021 à 0:03
Que pensez-vous de FloC ?

FLoC ne partage pas votre historique de navigation avec Google ou qui que ce soit.
pour pouvoir ciblé la pub il faut bien que floc communique ?
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/04/2021 à 6:38
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
On est sur que tous les cookies ne sont pas pire que floc?
Oui et non. Les cookies sont un mécanisme côté serveur qui nécessite de mettre en place une infrastructure complexe et pas parfaite. De plus ils sont de plus en plus bloqués par défaut. Un système de traçage côté navigateur n'est pas précis au site près, mais prend bien en compte tout ton historique.

Citation Envoyé par melka one Voir le message
Que pour pouvoir ciblé la pub il faut bien que floc communique ?
L'idée c'est qu'il communique juste le groupe auquel tu appartiens, pas l'intégralité de ton historique.
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