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Le FLoC de Google est une idée terrible, affirme l'EFF,
La nouvelle méthode de pistage visant à remplacer les cookies tiers créerait de nouveaux risques pour la vie privée

Le , par Stan Adkens

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Au fil des ans, les cookies tiers sont devenus le moteur principal du commerce publicitaire numérique, mais les préoccupations croissantes concernant les atteintes à la vie privée ont conduit les principaux fournisseurs de navigateurs, tels qu'Apple, Mozilla, Brave et Microsoft, à introduire des contre-mesures pour mettre fin à la technologie de suivi invasive. Ce qui a obligé Google à réagir en proposant des solutions similaires de protection de la vie privée, sous peine de perdre la confiance de ses clients. L’une des propositions est le FLoC (Apprentissage fédéré des cohortes).

Le géant de la recherche – dans une tentative d'équilibrer son double rôle de développeur de navigateur Web et de propriétaire de la plus grande plateforme publicitaire du monde – a annoncé au début de l'année dernière son intention d'éliminer les cookies tiers dans Chrome au profit d'un nouveau cadre appelé "Privacy Sandbox", qui vise à protéger l'anonymat tout en diffusant des publicités ciblées sans avoir recours à des techniques plus opaques comme les empreintes informatiques.


À cet effet, Google a proposé un ensemble de méthodes de ciblage et de mesure des annonces publicitaires, en constante évolution, visant à supplanter les cookies tiers, dont les principaux sont le FLoC et le TURTLEDOVE, dont il espère qu'ils feront émerger les normes de diffusion des annonces sur le Web.

Le FLoC vise essentiellement à classer les utilisateurs en ligne en groupes basés sur des comportements de navigation similaires, le navigateur de chaque utilisateur partageant ce que l'on appelle un "identifiant de cohorte" avec les sites Web et les spécialistes du marketing, qui peuvent alors cibler les utilisateurs avec des publicités basées sur les groupes auxquels ils appartiennent. Si cela n’est pas assez clair, pensez à ceci : votre "FLoC ID" sera comme un résumé succinct de votre activité récente sur le Web, qui sera partagé afin que vous receviez des publicités.

En d'autres termes, les données recueillies localement à partir du navigateur ne sont jamais partagées et ne quittent jamais l'appareil. En utilisant cette approche publicitaire basée sur les intérêts, l'idée est de cacher les utilisateurs "dans la foule", ce qui permet de garder privé l'historique de navigation d'une personne et offre des protections contre le suivi et le profilage individualisés.

Signifiant un changement majeur dans son modèle commercial axé sur les annonces, Google a déclaré mercredi sans équivoque qu'il ne construirait pas d'autres identificateurs ou outils pour suivre les utilisateurs sur plusieurs sites Web une fois qu'il commencera à éliminer progressivement les cookies de suivi tiers de son navigateur Chrome d'ici le début de 2022.

« Nos produits Web seront plutôt alimentés par des API préservant la vie privée qui empêchent le suivi individuel tout en fournissant des résultats aux annonceurs et aux éditeurs », a déclaré David Temkin, directeur de la gestion des produits de Google pour la confidentialité et la confiance dans les annonces. « Les progrès réalisés en matière d'agrégation, d'anonymisation, de traitement sur les appareils et d'autres technologies de protection de la vie privée ouvrent la voie au remplacement des identifiants individuels ».

La preuve de concept de Google a utilisé les domaines des sites que chaque utilisateur a visités comme base pour regrouper les gens. Il a ensuite utilisé un algorithme appelé SimHash pour créer les groupes. SimHash peut être calculé localement sur la machine de chaque utilisateur, il n'est donc pas nécessaire d'avoir un serveur central pour collecter les données comportementales. Cependant, un administrateur central pourrait jouer un rôle dans l'application des garanties de confidentialité.

Afin d'éviter qu'une cohorte ne soit trop petite (c'est-à-dire trop identifiante), Google propose qu'un acteur central puisse compter le nombre d'utilisateurs affectés à chaque cohorte. Si certaines sont trop petites, elles peuvent être combinées avec d'autres cohortes similaires jusqu'à ce qu'un nombre suffisant d'utilisateurs soit représenté dans chacune d'entre elles. Pour que le FLoC soit utile aux annonceurs, la cohorte d'un utilisateur révélera nécessairement des informations sur son comportement, d’après un document nommé "Évaluation des algorithmes de cohorte pour l'API Floc" publié sur GitHub.

Google va tester publiquement des cohortes basées sur FLoC dans le courant de ce mois, en commençant par Chrome 89, avant de prolonger les essais avec les annonceurs dans Google Ads au cours du deuxième trimestre.

Préoccupations liées à la méthode de ciblage FLoC, selon l’EFF

Si ces plans de préservation de la vie privée permettent de réduire la transmission de données personnelles à des tiers, des questions sont soulevées quant à la manière dont les utilisateurs seront regroupés et quant aux garde-fous mis en place pour éviter toute discrimination illégale à l'encontre de certains groupes sur la base d'attributs sensibles tels que l'appartenance ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.

Soulignant, dans un article publié mercredi, que la nouvelle proposition implique le partage de nouvelles informations avec les annonceurs, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) a assimilé le FLoC à un « score de crédit comportemental », le qualifiant de « terrible idée » qui crée de nouveaux risques pour la vie privée.

« Le FLoC est censé être un nouveau moyen de faire en sorte que votre navigateur fasse le profilage que les traqueurs tiers faisaient eux-mêmes : dans ce cas, il s'agit de réduire votre activité de navigation récente en un label comportemental, puis de le partager avec les sites Web et les annonceurs. Cette technologie permettra d'éviter les risques d'atteinte à la vie privée liés aux cookies tiers, mais elle en créera de nouveaux au cours du processus. Elle peut également exacerber bon nombre des pires problèmes de non-respect de la vie privée liés aux publicités comportementales, notamment la discrimination et le ciblage prédateur », a déclaré l’EFF.

L'argumentaire de Google à l'intention des défenseurs de la vie privée est qu'un monde avec le FLoC (et d'autres éléments du "privacy sandbox") sera meilleur que le monde que nous avons aujourd'hui, où les courtiers en données et les géants de la publicité suivent et profilent en toute impunité. Mais ce cadrage, selon l’EFF, est basé sur une fausse prémisse selon laquelle nous devons choisir entre "l'ancien suivi" et le "nouveau suivi". Ce n'est pas l'un ou l'autre. Au lieu de réinventer la roue du tracking, nous devrions imaginer un monde meilleur sans les innombrables problèmes liés aux publicités ciblées, a écrit l’organisation.


Les préoccupations relatives à l’empreinte informatique d’un navigateur

Selon l’EFF, la première limite du FLoC est celle liée au traitement réservé aux empreintes informatiques des navigateurs. La prise d'empreinte informatique d'un navigateur est une pratique qui consiste à recueillir de nombreuses informations discrètes sur le navigateur d'un utilisateur afin de créer un identifiant unique et stable pour ce navigateur.

« Google a promis que la grande majorité des cohortes FLoC comprendra des milliers d'utilisateurs chacune, donc un identifiant de cohorte seul ne devrait pas vous distinguer de quelques milliers d'autres personnes comme vous. Toutefois, cela donne aux "fingerprinters" une avance considérable. Si un tracker démarre avec votre cohorte FLoC, il n'a qu'à distinguer votre navigateur de quelques milliers d'autres (plutôt que quelques centaines de millions) », lit-on.

« En termes de théorie de l'information, les cohortes FLoC contiendront plusieurs bits d'entropie – jusqu'à 8 bits, dans le cadre du test de preuve de concept de Google. Cette information est d'autant plus puissante qu'il est peu probable qu'elle soit corrélée avec d'autres informations que le navigateur expose. Il sera ainsi beaucoup plus facile pour les traqueurs d'établir une empreinte informatique unique pour les utilisateurs de FLoC ».

Selon l’EFF, il est notoirement difficile d'arrêter la prise d’empreintes informatiques. Des navigateurs comme Safari et Tor se sont engagés dans une guerre d'usure contre les traqueurs, sacrifiant une grande partie de leurs propres fonctionnalités afin de réduire les surfaces d'attaque des empreintes informatiques.

Les préoccupations relatives à l’exposition croisée

L’EFF cite un passage de la page GitHub du projet FLoC qui dit :

Cette API démocratise l'accès à certaines informations sur l'historique général de navigation d'un individu (et donc, sur les intérêts généraux) à tout site qui y adhère. ... Les sites qui connaissent les PII d'une personne (par exemple, lorsque les gens se connectent en utilisant leur adresse électronique) pourraient enregistrer et révéler leur cohorte. Cela signifie que des informations sur les intérêts d'une personne peuvent éventuellement devenir publiques.

Comme décrit ci-dessus, les cohortes FLoC ne devraient pas fonctionner comme des identificateurs à elles seules. Cependant, toute entreprise capable d'identifier un utilisateur d'une autre manière, par exemple en offrant des services de "log in with Google" à des sites sur Internet, pourra relier les informations qu'elle obtient du FLoC au profil de l'utilisateur, a déduit l’EFF.

« Cela signifie que chaque site que vous visitez aura une bonne idée du type de personne avec laquelle vous êtes en contact pour la première fois, sans avoir à faire le travail de vous suivre sur le Web. De plus, comme votre cohorte FLoC s'actualisera au fil du temps, les sites qui peuvent vous identifier d'autres manières pourront également suivre l'évolution de votre navigation. N'oubliez pas qu'une cohorte FLoC n'est ni plus ni moins qu'un résumé de votre activité de navigation récente », a indiqué l’EFF.

« Si vous visitez un site pour des informations médicales, vous pouvez lui confier des informations sur votre santé, mais il n'y a aucune raison qu'il ait besoin de connaître vos opinions politiques », a déclaré de l'EFF. « De même, si vous visitez un site de vente au détail, il ne devrait pas avoir besoin de savoir si vous avez récemment pris connaissance d'un traitement contre la dépression. Le FLoC érode cette séparation des contextes, et présente au contraire le même résumé comportemental à toutes les personnes avec lesquelles vous interagissez ».

Au-delà des problèmes de la vie privée

« Le pouvoir de cibler est le pouvoir de discriminer », d’après l’EFF. Par définition, les publicités ciblées permettent aux annonceurs d'atteindre certaines catégories de personnes tout en en excluant d'autres. Un système de ciblage peut être utilisé pour décider qui peut par exemple voir les offres d'emploi aussi facilement que les annonces de chaussures.

Il convient également de noter une autre portée et les implications potentielles des cohortes FloC. Avec une part de marché de plus de 60 % pour Chrome sur les ordinateurs de bureau et les appareils mobiles, les tentatives de Google de remplacer les cookies ont été accueillies avec scepticisme et refus par certains critiques, sans parler du fait qu'elles ont fait l'objet d'un examen réglementaire au début de l'année en raison des inquiétudes que « les propositions pourraient entraîner une concentration encore plus grande des dépenses publicitaires sur l'écosystème de Google au détriment de ses concurrents ».

Les nouveaux outils étant appelés à être placés sous le contrôle de Google, les régulateurs craignent qu'ils ne servent qu'à resserrer l'emprise de la société sur le secteur de la publicité et le Web dans son ensemble, ce qui, selon les critiques, « forcera davantage de spécialistes du marketing à entrer dans leur jardin clos et signifiera la fin du Web indépendant et ouvert ». Cependant, Google a fait remarquer qu'il a pris en compte les réactions concernant le contrôle centré sur le navigateur.

« Le système sera probablement "opt-in" pour les annonceurs qui en bénéficieront, et "opt-out" pour les utilisateurs qui risquent d'être lésés. Google va certainement présenter cela comme un pas en avant pour "la transparence et le contrôle des utilisateurs", sachant très bien que la grande majorité de ses utilisateurs ne comprendront pas le fonctionnement du FLoC, et que très peu d'entre eux feront tout leur possible pour le désactiver », a estimé l’EFF.

L’EFF déclare qu’il rejette « catégoriquement l'avenir du FloC », car « ce n'est pas le monde que nous voulons ni celui que les utilisateurs méritent ». Il exhorte Google à tirer les bonnes leçons de l'ère du suivi par des cookies tiers et « concevoir son navigateur de manière à ce qu'il fonctionne pour les utilisateurs, et non pour les annonceurs ».

Source : EFF

Et vous ?

Que pensez-vous des déclarations de l’EFF à propos des cohortes FloC de Google ?
Quels commentaires faites-vous des préoccupations de l’EFF concernant la vie privée ?
La mise en œuvre de FloC pourrait être en "opt-out" pour les utilisateurs, selon l’EFF. Si c’est le cas, allez-vous vous retirer des cohortes FloC ou préférerez-vous le ciblage par comportement ?

Voir aussi :

Pourquoi l'approche de Google dans le remplacement des cookies tiers à des fins publicitaires suscite l'attention des régulateurs ? Quelques éléments de réponses
Google présente l'évolution de ses travaux sur l'alternative aux cookies tiers à des fins publicitaires dans Chrome, FLoC propose de rassembler les profils utilisateurs par centres d'intérêt
Google affirme qu'il n'utilisera pas de nouvelles méthodes de pistage, Tandis qu'il procède progressivement à la suppression des cookies tiers à des fins publicitaires de son navigateur
Google se donne deux ans pour éliminer de son navigateur Chrome les cookies tiers, en accord avec sa vision d'un Web « plus privé »

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/03/2021 à 19:43
L'approche de Google dans le remplacement des cookies tiers à des fins publicitaires attire l'attention des régulateurs antitrust,
qui cherchent à savoir comment le secteur de la pub en sera affecté

Il y a un an, Google a annoncé son intention de bloquer les cookies tiers à des fins publicitaires dans son navigateur Chrome pour accroître la confidentialité des utilisateurs. Au cours des deux derniers mois, Google a publié plus de détails, ce qui a conduit la concurrence sur le marché de la publicité en ligne à se plaindre de la perte de l'outil de collecte de données. La décision de Google de supprimer les cookies tiers a déjà suscité de multiples poursuites antitrust et une enquête du Congrès américain. Les questions des enquêteurs du ministère américain de la Justice ont porté sur la manière dont les politiques de Chrome, y compris celles liées aux cookies, affectent les secteurs de la publicité et des actualités, ont déclaré quatre personnes.

Durant l'édition 2019 du Chrome Dev Summit à San Francisco, Google a présenté sa vision pour le Web. L'éditeur a évoqué plusieurs éléments parmi lesquels le développement de Privacy Sandbox, un environnement sécurisé pour le contenu qui protège la vie privée des utilisateurs.

« Après un dialogue initial avec la communauté Web, nous sommes convaincus qu'avec une itération et des commentaires continus, des mécanismes de protection de la vie privée et des normes ouvertes comme le Privacy Sandbox peuvent soutenir un Web sain et financé par la publicité d'une manière qui rendra les cookies tiers obsolètes. Une fois que ces approches auront répondu aux besoins des utilisateurs, des éditeurs et des annonceurs, et que nous aurons développé les outils pour atténuer les solutions de contournement, nous prévoyons d'éliminer progressivement la prise en charge des cookies tiers dans Chrome. Notre intention est de le faire d'ici deux ans. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls, et c'est pourquoi nous avons besoin de l'écosystème pour s'engager sur ces propositions. Nous prévoyons de commencer les premiers Origin Trials d'ici la fin de cette année, en commençant par la mesure de conversion et en poursuivant par la personnalisation ».

En somme, Google prévoit dans un délai de deux ans (à compter de janvier 2020) de bloquer un moyen courant pour les entreprises de suivre les internautes dans son navigateur Chrome, ce qui aura des conséquences sur le fonctionnement du Web, tandis que l'entreprise tente de répondre aux demandes de confidentialité accrues des utilisateurs. Le plan de Google consiste à empêcher les éditeurs de logiciels publicitaires et d'autres organisations de connecter leurs cookies de navigateur à des sites Web qu'ils n'exploitent pas.

Le 8 janvier, l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés a lancé une enquête pour savoir si les propositions de Google visant à remplacer les cookies tiers, grâce à un projet que Google a baptisé Privacy Sandbox, « pourraient amener les dépenses publicitaires à se concentrer encore plus sur l'écosystème de Google aux frais de ses concurrents », selon une annonce de la CMA au sujet de l'enquête.

La décision de Google de désactiver le cookie tiers a également été citée comme des exemples de comportement anticoncurrentiel lors de récentes poursuites antitrust contre l'entreprise. Une action antitrust multiÉtats déposée en décembre a affirmé que Google utilise son « énorme avantage informationnel de manière stratégique pour nuire à tout éditeur qui refuse d'utiliser ses intermédiaires ». Une autre action antitrust récente intentée au nom d'éditeurs a affirmé que la décision de Google en matière de cookies était « l'exclusion ». Les législateurs fédéraux ont également souligné les préoccupations antitrust concernant les plans de cookies tiers de Google dans un rapport 2020 du sous-comité de la Chambre des États-Unis sur l'antitrust.

Les enquêteurs du ministère américain de la Justice cherchent à savoir si Google utilise Chrome, qui détient 60 % du marché mondial, pour réduire la concurrence en empêchant les sociétés de publicité concurrentes de suivre les utilisateurs via des cookies tout en laissant des échappatoires pour collecter des données avec des cookies, des outils d'analyse et d'autres sources, ont indiqué des sources.

Les dernières conversations, qui n'ont pas été signalées précédemment, sont un signe que les responsables suivent les projets de Google sur le marché mondial de la publicité en ligne, où lui-même et le n° 2 Facebook Inc contrôlent environ 54 % des revenus.

L'enquête publicitaire pourrait ne conduire à aucune action en justice.

Le gouvernement enquête sur les activités de recherche et de publicité de Google depuis la mi-2019 et, en octobre dernier, il a poursuivi Google pour avoir prétendument utilisé des tactiques anticoncurrentielles pour maintenir la domination de son moteur de recherche. Il a continué à sonder les pratiques publicitaires de Google.

Les enquêteurs ont également demandé à leurs rivaux s'ils avaient rencontré un comportement similaire ou pire que les accusations axées sur la publicité que les procureurs généraux du Texas et d'autres États avaient lancées contre Google dans un procès en décembre dernier, ont indiqué les sources.


La réaction de la concurrence et de Google

Dans le cadre de son initiative Privacy Sandbox, Google a proposé une collection évolutive de méthodes de ciblage et de mesure des annonces pour remplacer les cookies tiers. Le projet sandbox est ouvert à la participation d'autres sociétés de technologie publicitaire qui peuvent participer via un forum en ligne, le Worldwide Web Consortium. Cependant, les fournisseurs de technologie publicitaire et les éditeurs se méfient de l'ouverture réelle de Google à leur participation.

« Privacy Sandbox tente de remplacer une technologie ouverte et interopérable par une technologie contrôlée par Google », a écrit James Rosewell, directeur de Marketers for an Open Web, un groupe dont les plaintes contre Google ont contribué à déclencher l'enquête CMA. « Cela forcera davantage de spécialistes du marketing à entrer dans leur jardin clos et signifiera la fin du Web indépendant et ouvert ». Rosewell est PDG de 51 Degrees, une société de technologie de publicité et d'édition mobile.

Google a défendu ses initiatives dans le secteur des annonces, affirmant qu'il aidait les entreprises à se développer et protégeait la vie privée des utilisateurs contre les pratiques d'exploitation.

Une porte-parole a souligné que l’alternative aux cookies pourrait permettre aux entreprises de cibler des groupes de consommateurs sans identifier les individus, entre autres propositions. « Nous ne remplacerons pas les cookies tiers par des méthodes alternatives pour suivre des personnes individuelles sur le Web », a-t-elle déclaré.

Si le ministère de la Justice poursuit pour conduite liée à la publicité, il pourrait intenter une nouvelle action en justice ou se joindre à l'affaire du Texas, a déclaré l'une des sources. Mais les experts en litige antitrust ont déclaré que le ministère avait également encore le temps de modifier sa plainte existante pour y inclure les problèmes de technologie publicitaire.

Google a limité la collecte et l'utilisation de données dans plusieurs de ses services. Les modifications apportées à Chrome toucheraient les sociétés de technologie publicitaire qui utilisent des cookies pour collecter l'historique de visionnage des internautes afin de leur diriger des annonces plus pertinentes.

« Nous ne pensons pas que le suivi des individus sur le Web résistera à l'épreuve du temps alors que les problèmes de confidentialité continuent de s'accélérer », a déclaré Jerry Dischler, vice-président de Google chargé des services publicitaires, lors d'une conférence de l'industrie la semaine dernière.

Mais les plus petits rivaux rejettent la logique de confidentialité utilisée par les grandes entreprises telles que Google et Apple Inc pour restreindre le suivi, car elles continueraient à collecter des données précieuses et pourraient potentiellement capturer encore plus de revenus publicitaires.

« Il y a une militarisation de la vie privée pour justifier les décisions commerciales qui consolident le pouvoir de leur entreprise et désavantagent le marché plus large », a déclaré Chad Engelgau, directeur général de l'unité de données publicitaires d'Interpublic Group of Companies Acxiom.

Source : Reuters
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Avatar de smarties
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 14/04/2021 à 11:26
Allez-vous vous retirer si vous vous rendez-compte que vous faites partie du test de FloC ? Si oui, choisirez-vous un autre navigateur ou allez-vous désactiver les cookies tiers ?
Cela fait quelques mois que je cherche à réduire mon emprunte numérique. Donc mon téléphone, ma tablette sont sous FireFox.
De plus je conseille à mon entourage d'installer FireFox car il y uBlock Origin de disponible sur Android
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Avatar de Steinvikel
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 14:42
FLoC échange le suivi des utilisateurs individuels et le fingerprinting contre une identification de groupe (cohorte) basée sur des historiques de navigation similaires des membres de ce groupe.
Qu'est-ce qui garanti que seul l'identifiant de cohorte sera communiqué, et rien d'autre ?
Est-ce que l'utilisation d'une pub' basé uniquement sur l'identifiant de cohorte (sans aucune autre donnée communiquée) rend vulnérable à toutes les dérives exposées plus tôt : non-confidentialité liés aux publicités comportementales, discrimination, ciblage prédateur, etc. ?
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Avatar de kain_tn
Membre expert https://www.developpez.com
Le 29/04/2021 à 10:26
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
« Le résultat est donc que github.com, instagram.com et amazon.com pourraient choisir de ne pas participer, mais la grande majorité du Web ne le fera pas. Je prédis qu'au moins la moitié de toutes les pages Web chargées par les utilisateurs n'auront pas cet en-tête », a-t-il conclu. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Le gars n'a visiblement pas suivi les déclarations de Wordpress sur le sujet.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Que pensez-vous de la décision de GitHub ?
C'est une très bonne décision car elle va dans le sens des utilisateurs.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Pensez-vous que la majorité des pages Web auront cet en-tête pour bloquer FLoC ?
Ce serait chouette. À titre personnel, je vais pousser dans cette direction.
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Avatar de Fagus
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 05/03/2021 à 13:33
Comme dit plus haut, ce système permettra d'affiner et accélérer le fingerprinting.

Tor browser ajoute nativement de l'alé pour créer une empreinte différente à chaque calcul.

Par contre, la dernière fois que j'ai testé firefox même focus sous android, l'empreinte reste la même à chaque à chaque usage, et laisse passer des informations assez identifiantes (fontes, os précis, version précise du navigateur, état des périphériques...), ce qui rend bien moins utile le reste de sa protection anti-pistage.
Est-ce que quelqu'un connait un navigateur qui randomise l'empreinte sous android ? (je crois que Brave ne le fait pas non plus).
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/04/2021 à 5:58
Citation Envoyé par matmoul Voir le message
Si vous voulez vous fondre dans la masse, c'est Win10 + Edge...

J'ai été dégoutté lorsque j'ai tester mes traces fingerprint avec mon ArchLinux et mon Firefox...

J'avais un identifiant unique car personne n'utilisait la même configuration que moi. :-(
En effet pas besoin de revenir sous windows. Tu as des extensions qui permettent à ton browser de se faire passer pour un autre.
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Avatar de melka one
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/04/2021 à 0:03
Que pensez-vous de FloC ?

FLoC ne partage pas votre historique de navigation avec Google ou qui que ce soit.
pour pouvoir ciblé la pub il faut bien que floc communique ?
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/04/2021 à 6:38
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
On est sur que tous les cookies ne sont pas pire que floc?
Oui et non. Les cookies sont un mécanisme côté serveur qui nécessite de mettre en place une infrastructure complexe et pas parfaite. De plus ils sont de plus en plus bloqués par défaut. Un système de traçage côté navigateur n'est pas précis au site près, mais prend bien en compte tout ton historique.

Citation Envoyé par melka one Voir le message
Que pour pouvoir ciblé la pub il faut bien que floc communique ?
L'idée c'est qu'il communique juste le groupe auquel tu appartiens, pas l'intégralité de ton historique.
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Avatar de matmoul
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 14/04/2021 à 21:21
Si vous voulez vous fondre dans la masse, c'est Win10 + Edge...

J'ai été dégoutté lorsque j'ai tester mes traces fingerprint avec mon ArchLinux et mon Firefox...

J'avais un identifiant unique car personne n'utilisait la même configuration que moi. :-(

C'est pas pour autant que je suis retourné sur Windows mais faite un petit test :
https://firstpartysimulator.net/

Et le wikipedia sur le device finger print :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Emprei...e_d%27appareil
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Avatar de emilie77
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 18/04/2021 à 22:47
On est sur que tous les cookies ne sont pas pire que floc?
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