Google est une entreprise technologique axée sur la publicité en ligne, la technologie des moteurs de recherche, l'informatique en nuage, les logiciels informatiques, l'informatique quantique, le commerce électronique, l'électronique grand public et l'intelligence artificielle (IA). Elle a été qualifiée d'entreprise la plus valorisée du monde en raison de sa domination du marché, de sa collecte de données et de ses avantages technologiques dans le domaine de l'IA. Mais elle a fait l'objet de critiques importantes sur des questions telles que la protection de la vie privée, l'évasion fiscale, la censure, la neutralité de la recherche, l'antitrust et l'abus de sa position de monopole.
Google a annoncé l'organisation qu'elle a choisie pour distribuer les 100 millions de dollars que le géant de la technologie a promis aux entreprises de presse canadiennes. Google a accepté de verser aux éditeurs de presse canadiens 100 millions de dollars par an, indexés sur l'inflation, afin d'être exempté de la loi sur l'information en ligne, qui oblige les entreprises technologiques à conclure des accords avec les éditeurs de presse.
La Société collective canadienne du journalisme sera chargée de veiller à ce que les organismes de presse éligibles reçoivent leur part de l'argent. Il s'agit d'un organisme sans but lucratif constitué en vertu d'une loi fédérale, qui a été créé à cette fin en mai par un groupe d'éditeurs et de radiodiffuseurs indépendants. Le comité directeur est composé de 12 médias indépendants qui représentent la presse francophone, communautaire et autochtone, ainsi que des publications qui représentent spécifiquement les Noirs et les minorités canadiennes. Parmi ces organisations figurent Pivot, The Resolve, IndigiNews, Village Media et l'Association canadienne des utilisateurs et des stations de télévision communautaire.
Le collectif s'engage à distribuer les fonds de manière "équitable, transparente et inclusive", a déclaré Sadia Zaman, directrice indépendante du conseil d'administration du CCM, dans un communiqué. "Nous sommes impatients de travailler avec toute la diversité de l'écosystème canadien de l'information, y compris les organismes traditionnels de presse et de radiodiffusion, et les éditeurs indépendants de nouvelles locales, notamment ceux qui desservent les communautés autochtones, noires et racialisées, ainsi que les communautés francophones".
Le comité prévoit d'établir sa structure de gouvernance dans les semaines à venir. On ne sait pas encore quand les entreprises d'information éligibles recevront l'argent. Le paiement est subordonné à l'obtention par Google d'une exemption officielle de la part de l'autorité fédérale de régulation de la radiodiffusion. "Nous espérons que ces prochaines étapes seront franchies le plus rapidement possible, afin que les éditeurs et les journalistes canadiens puissent bientôt commencer à recevoir le produit de ce nouveau modèle de contribution", a déclaré Google dans un blog publié sur son site Web.
Au début de l'année, Google a lancé un appel aux organismes de presse souhaitant recevoir une compensation au titre de la loi sur l'information en ligne, et environ 1 500 d'entre eux se sont portés candidats. Le collectif examinera tous les éditeurs de presse qui ont répondu à l'appel et distribuera les fonds aux éditeurs qui répondent aux critères.
Pour recevoir une part de la manne de 100 millions de dollars, les salles de presse doivent être désignées comme des organisations canadiennes de journalisme qualifiées en vertu de la loi de l'impôt sur le revenu. Elles doivent également produire des informations d'intérêt public, opérer au Canada et employer au moins deux journalistes. L'argent sera distribué proportionnellement au nombre de journalistes employés à temps plein par les entreprises.
Selon un fonctionnaire du ministère du Patrimoine canadien, les petites entreprises de presse écrite et numérique peuvent s'attendre à recevoir environ 17 000 dollars par journaliste qu'elles emploient. Le gouvernement libéral a déjà plafonné le montant que la Société Radio-Canada et d'autres radiodiffuseurs peuvent recevoir. CBC/Radio-Canada ne recevra pas plus de 7 millions de dollars du fonds annuel, et 30 millions de dollars au maximum seront réservés aux autres radiodiffuseurs. Les 63 millions de dollars restants seront répartis entre les autres organes d'information admissibles, tels que les journaux et les plateformes numériques.
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